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François AUDRAIN :
" Détachée " NA7887 Pour
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Premier album pour cet ancien professeur d’histoire
et de géographie qui nous fait découvrir un univers de poésie assez
sombre aux sonorités électroniques (avec de temps en temps des violons
pour souligner le côté mélancolique des textes). Il se situe entre
Etienne Daho (pour la voix) et Kat Onoma (pour l’ambiance). Un album qui
fait mouche dès la première écoute.
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Marcel KANCHE : " Lit de chaux " NK0393 (réf. Médiathèque)Pour
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Marcel Kanche est l'un de ces artistes de la chanson
française qui, lorsque vous l'avez découvert, ne vous lâche plus ! Il
vous colle aux tripes, vous trouble par sa singularité. On ne peut
s'empêcher d'y revenir. Un peu comme un Léo Ferré qui, sans conteste, a
marqué son parcours. A l'instar de ce dernier, Kanche est totalement
ignoré des programmations radiophoniques depuis dix ans ! Peut-être ceci
explique cela. Sans concession, cet artisan de l'ombre aurait très bien
pu n'écrire que des chansons de tiroirs, mais l'urgence de
l'interprétation s'imposait telle une démarche thérapeutique. D'abord
compositeur pour les " Nonnes troppo " et
" Néry " ensuite parolier de son ami Arnaud
Méthivier, il se révèle, en 1990, dans un premier album " Je
souris et je fume ", viendront ensuite " Henriette "
en 1992 et " Kanche " en 1996. Dans ces trois
albums, cet introverti parle de l'essentiel avec une innocence
étrange et profonde. Sa voix multiforme chante, ricane, graille, susurre
ou chiale. Ses musiques décalées, toujours étonnantes, évoquent
tantôt Comelade, Satie, Ravel ou celle des kiosques à musique. Pour ce
dernier opus, Kanche change d'école. Ayant exploré le fauvisme aux
couleurs pures et aux touches autonomes simplifiant les formes et
perspectives, il se jette nu, fragile, dans l'impressionnisme. Travaille
le motif, en plein air, en lumière, en petites touches divisées, de
natures changeantes. L'énergie s'est dépolarisée, métamorphosée en un
chant intime, lancinant, moins à fleurs de tripes mais étonnamment
puissant par sa retenue. Une mélancolie certaine (à la Murat, Bashung ou
Manset) égrenée, teintée de valses lentes " La marée à
Marie " ou de rock jazzy " Prends tes
regrets ". Paysage sonore interprété par des musiciens au
jeu délicat : Mathieu Chédid (guitare), John Greaves (basse),
Arnaud Méthivier (accordéon), Vincent Ségal (violoncelliste de 48
Caméras) et un texte d'Eugène Savitzkya (parolier et vocal du même
groupe) : " De la glaise ".
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Renaud Papillon PARAVEL : " La surface de
réparation " NP0891 Pour
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Renaud Papillon Paravel, (designer de pochettes de
disques), autoproduit son premier album aux textes ciselés et ciblés,
aux rythmes électro lents, tanguant entre pop/rock, country/blues et
reggae. Récitatif lancé tel un coup franc sur la surface de réparation.
Chansons totem d'un dernier Mohican roulant en Chevrolet
" Impala " sur des lost highways polarisées. Chansons
appels / happantes / haletantes. Impressions photographiques / clichés
crus aux couleurs surexposées. Planche contact d'une vie bizarre. Gouttes
de sueur perlant au cœur de l'intimité. Plaisirs des sens / quête
charnelle du Graal à tête de femme / sensualisme ravageur et faiblesses
attachantes. Climat pulsatif à l'ombre flottante d'un Gainsbourg. Album
suggestif à l'érotisme franc.
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LES HURLEMENTS D’LÉO : " La belle
affaire " NH8592 (réf. Médiathèque)Pour
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Ha ! La belle affaire que voilà ! Second opus pour Les
Hurlements d'Léo qui, tout comme les Ogres de Barback, la Tordue et Les
Têtes Raides ont tété les seins de la même nourrice ! Celle- là même
qui, généreuse aujourd'hui, offre sans compter ce lait java/rock qui
nourrit abondamment une multitude de groupes français ayant (c'est
certain) compris que le breuvage est plaisant et vitaminé à
" l'air du temps ". Mais si frères de lait il y a,
tous ne jouent pas dans la même cour ! Celui-là est costaud, il ne cède
pas à la facilité du " tout à la joie ". Il affirme
son originalité en alternance entre fanfare et ballades intimistes, entre
l'univers de Marcel Carné et l'énergie d'un Kusturica. Leurs histoires,
très cinématographiques, sont de celles qui revisitent un répertoire
réalisé début de siècle, manière Fréhel et Damia. Un fond de
désespoir sous une lune blême. Histoires
" Underground " à rouler sous la table en se saoulant
de cuivres débridés.
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Erik ARNAUD : " Comment je vis " NA6722 |
En 1998 Erik Arnaud annonçait déjà la couleur de son
désespoir dans un premier album " 1998 Amerik ",
album comète dans le paysage du star système. Avec " Comment
je vis ", il persiste et signe. Il affine ses propos qui se
caractérisent par une réaction du sentiment contre la raison, ils
réclament la libre expression de la sensibilité et prônent le culte du
" moi " en opposition à
" l'idéal " classique. Romantique il sera ou alors il
ne sera rien. Entre le doute (" Comme au cinéma "),
la peur de franchir le pas, d'être téléguidé, formaté
(" Fais comme on te dit ") et cette nausée qui monte
du constat de la crétinisation voulue (" French
musique "), à mi-chemin entre Murat et les ex-Diabologum
(Expérience); Il nous livre un album pessimiste à la pop légère et
délicate. Ciselée de guitares nerveuses, servie par des musiciens de
qualité et d'une remarquable réalisation de Monte Vallier, ex-bassiste
de Swell. Une sensualité froide parée d'une délicate désillusion.
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