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| NOS PARCOURS, NOS DOSSIERS | |
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NERY : "La vie c’est de la viande qui pense… " (Media 7, France, 1999) NN2691 (réf. Médiathèque) |
Ce poète chansonnier, qui a fait partie du groupe "Les Nonnes Troppo" puis du groupe "Les V.R.P.", prend la vie à bras le corps, fouille notre quotidien et en extirpe bon nombre de travers. Rimes joyeuses ou acerbes, quand les clowns arrêtent de rire, ça peut être saignant. Outre le rayon laser de votre lecteur, cet album peut être également lu par... vos yeux, car il s’accompagne d’un très beau livret. (D. Vaneesbeck) |
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LE COQ : "La fenêtre" (Zoo, France, 1999) NL2248 (réf. Médiathèque) Pour
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Disque
d’une maturité affinée, Le Coq présente une série de compositions
intimistes, partiellement autobiographiques et méticuleuses. Aidé dans
la production par le claviériste de Dominique A, il alterne entre l’acoustique
et l’électrique, selon les climats. (D. Vaneesbeck)
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Thomas FERSEN : "4" (Tôt ou Tard, Allemagne, 1999) NF3044 (réf. Médiathèque) Pour
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Sans
conteste un cas à part de la chanson française. Pour son quatrième
"ouvrage", l’interprète se met un peu plus à nu, dans des
textes doux-amers, agrémentés d’arrangements baroques (violoncelle,
cors, ukulélé, glockenspiel,…). Fersen raconte, se raconte, triture le
verbe, l’emballe, le livre cru, le sort de son cadre parfois trop
étriqué, pour notre plus grand plaisir ! Une plume en or 24
carats ! (L. Charlier)
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BELL OEIL : "Le cri" (Musique Caméléon, France, 1999) NB2036 (réf. Médiathèque)Pour
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Enfin,
un retour vers une chanson un peu agaçante, dérangeante, une chanson qui
sort de la liste très sélective des VIP de la chanson française. Loin
des vingt ou trente chanteurs à succès qui ressassent sans cesse les
mêmes recettes et dont les compilations se succèdent pour remplir les
bacs des disquaires, Bell Œil nous balance des chansons graves qu’on
aurait envie de situer entre Les Hurleurs et Mano Solo. Avec guitare,
accordéon, clarinette, saxophone, basse et batterie, le groupe revient à
une chanson réaliste, version fin de siècle. Pour vous en convaincre,
comparez la chanson "Je ne suis qu’un attardé" avec celle de
Daniel Helin intitulée "Ma mère". Vous entendrez des chanteurs
qui taillent dans le vif du sujet. La référence au cri de Munch n’est
pas anodine. (E. Bours)
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Fabrice COLTRO : "Itinéraire funambule" (Gazoline, France, 1999) NC6188 (réf. Médiathèque) Pour
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L'univers de Fabrice Coltro ressemble à un chapiteau lumineux, légèrement parodique, où des puces savantes, grossies dix mille fois, miment d'étranges histoires de coeurs humains, tarabiscotées, mènent un bastringue intemporel avec accordéon, clarinette et piano; le projo tremblant, braqué sur leur numéro, c'est la voix barbouillée de Fabrice, intense, chavirant, voix bourlingueuse, éraillée, entre Higelin et Fersen (il a aussi les talents de conteur, la capacité de faire presque croire au "fantastique parmi nous"). De chanson en chanson, Fabrice Coltro promène et exhibe, dans les largeurs et largesses de sa voix, tout un cirque attachant, un cirque "chamboule tout". (P. Hemptinne)
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JEHAN : "Divin Dimey" (Recife, France, 1998) NJ2101 (réf. Médiathèque) Pour
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Jehan,
crânement, se fourre dans le pétrin de Dimey et participe de cette pâte
qui monte d'aimer la vie malgré les ravages de la connerie. Souffrances.
Poésie qui porte la crinière cynique et douce. Des textes qui dérivent
au long des voies impénétrables de la singularisation. Des chansons,
tendres et implacables, qui délimitent un territoire de gueule de bois,
comptoir de fraternités résistantes d'où l'on décocherait ses
flèches, goguenard, sur tout ce qui participerait à la marchandisation
de l'humain, et en célébrant ce qui y résiste farouchement! Quel zoo!
La voix de Jehan, elle a de la carrure, elle a de la bouteille, il en
fallait pour replonger Dimey dans notre pétrin. Ca fait du bien. (P.
Hemptinne)
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Marie DUBAS : "Intégrale 1927–1945" (Frémeaux & Associés, France, 1996) ND7905 (réf. Médiathèque) Pour
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Il
ne s'agit pas d'une nouveauté, bien sûr, mais qui, en 2000, se souvient
encore de cette chanteuse qui eut ses heures de gloire entre les deux
guerres ? Et dire que c'est elle qui créa "Mon légionnaire",
chanson reprise par Piaf qui s'inspira d'ailleurs de la manière de Marie
Dubas et, bien plus tard, par Gainsbourg, avec le succès que l'on sait.
Mais il y a le style : Marie Dubas fut avant tout une comédienne qui, sur
scène, donnait de la chair à sa voix. Il suffit d'écouter ces petits
bijoux que sont "J'suis bête" ou "Croyez-vous ma chère
!" pour être capable d'imaginer les gestes et les mimiques. D'autres
titres sont devenus des références : "Butterfly tox",
"Pedro" ou "Le doux caboulot" sur des paroles de
Francis Carco. C'est la formidable énergie vitale de cette artiste, son
entrain et sa verve que communique ce double disque compact. Essayez, vous
verrez ! (A. Genette)
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