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_DOCUMENTAIRES_

 

sélection du mois de mars 2002

consulter d'autres numéros... BALTHUS - LA COMMISSION DE LA VERITE - UN SPECIALISTE - GOULAG - LA MISSION DE VICTOR MARTIN - NOS AMIS DE LA BANQUE - NAISSANCE DE LA PAROLE - LE PIQUE-NIQUE DE LOULOU LE POU - LA MAISON DE TÊTE-EN-BOIS - OENOLOGUS : SUR LA ROUTE DES VINS DE FRANCE
    
 

"Balthus - De l'autre côté du miroir" : Damian Pettigrew (Planète Cable, Baal Films, 72', coul., 1996)

TC0651 VHS (réf. Médiathèque)

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Le peintre Balthus - alias le comte Balthazar Klossowski de Rola - est décédé le 18 février 2001 à 93 ans. Exposé dans les plus grands musées du monde, hostile à tous les courants picturaux de son époque, Balthus a toujours eu le goût du secret, réfugié depuis longtemps dans une énigmatique solitude. Refusant de s'exprimer sur son métier, n'aimant pas la presse, il a toujours été inaccessible et les images de lui sont rares.

Pour la première fois en 1996, Balthus acceptait d'être filmé au travail dans son atelier et de parler de son oeuvre. C'est donc un document unique qui nous fait découvrir les lieux qui ont marqué sa vie : Rossinière, son chalet suisse aux cent fenêtres dans lequel il résidait depuis 1977... Baetenberg, le village montagnard où il passait ses vacances en compagnie de sa mère Baladine et du poète Rainer Maria Rilke... Chassy, le château qu'il possédait en France dans les années 50... la villa Médicis dont il fut le directeur pendant 16 ans, de 1961 à 1977... enfin Monte Cavello, son château près de Rome...

Des entretiens approfondis avec l'artiste, sa famille et ses amis, des photos d'Henri Cartier-Bresson et d'Irving Penn et de nombreux documents inédits révèlent la richesse et la complexité du travail de l'un des derniers grands peintres de ce siècle... Tournée sur quatre saisons, en Suisse, en Italie, en France et en Angleterre, cette biographie filmée s'attache à dévoiler l'intimité d'un artiste réputé difficile. Elle prend le monde imaginaire de ses peintures et, par extension, où et comment ces tableaux furent peints, comme le guide le plus sûr vers sa propre vie.  
(Brigitte Renard, service audiovisuel)

 

"La commission de la vérité" : André Van In (Archipel 33, Entre chien et loup, La sept/Arte, W.I.P., R.T.B.F., 138', coul., 1999

TH1876 VHS (réf. Médiathèque)

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La "commission pour la vérité et la réconciliation" fut créée par Nelson Mandela au lendemain des premières élections démocratiques en Afrique du Sud en 1994. Des towns-ships de Prétoria aux audiences de la Commission, André Van In a recueilli de bouleversants témoignages sur 40 ans d'apartheid. Au cours des nombreux entretiens menés par la Commission, montrés ici pour la première fois, des femmes racontent les assassinats, les enlèvements, les emprisonnement sommaires dont leurs proches ont été victimes. Mais les "bourreaux" sont également invités à prendre la parole, à avouer leurs crimes et à demander pardon.
Le réalisateur accompagne le difficile travail de deuil des familles et leurs attentes concernant la Commission. Un travail exemplaire et fort !
 
(Brigitte Renard, service audiovisuel)

 

"Un spécialiste - Portrait d’un criminel moderne" : Eyal SIVAN & et Rony BRAUMAN (Momento, 125’, N/B, 1998)

TH9310 DVD  (réf. Médiathèque)

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TH9311 VHS (réf. Médiathèque)

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Un film fascinant, effrayant et austère mais indispensable !
Réalisé à partir des 350 heures d'images restaurées du procès d'Adolf Eichman à Jérusalem en 1961, ce film dresse le portrait d'un individu monstrueusement ordinaire et pose la question de l'obéissance absolue. S'inspirant de la réflexion de la philosophe Hannah Arendt sur la "banalité du mal", les auteurs scrutent Eichman au fil des audiences pour mettre en évidence son système de défense. Le procès est ainsi reconstitué dans un montage dramatisé qui dispense une impressionnante leçon de morale et d'histoire.
Ce que Rony Brauman et Eyal Sivan ont voulu cerner au plus près, c'est la psychologie de leur personnage, en se concentrant sur sa parole et son image. Ils ont donc réalisé leur propre mise en scène du procès, chamboulant l'ordre des audiences pour mieux reconstituer le déroulement chronologique de la "carrière" d'Eichman. N'en ressort que mieux l'effroyable "banalité" de ce bureaucrate zélé, respectueux de la loi et de la hiérarchie, qui n'a fait qu' "exécuter et transmettre des ordres" du début à la fin de sa "mission". En effectuant consciencieusement son travail, il est devenu responsable de la mort de millions de personnes… (Brigitte Renard, service audiovisuel)

 

"Goulag" : Iossif PASTERNAK et Hélène CHÂTELAIN (La Sept/Arte, 220’, coul. et N/B, 2000)

TH3661 VHS (réf. Médiathèque)

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Goulag : à l’origine, ce terme désigne une organisation administrative et non un lieu. "(...) Un homme adulte sur sept est passé dans les camps, soit de l’ordre de quinze millions, inégalement répartis sur trente ans". Ce document sur les camps du Nord de l’U.R.S.S. cherche à nous faire sentir plus qu’à nous apprendre leur histoire. La Kolyma, c’est une rivière, un goulag, un continent... Colonies de travail, camps annexes, villages spéciaux... Où commencent les camps, où s’arrêtent les villages? Le froid, la neige, le fatalisme, la dureté, la cruauté intrinsèque de ces lieux. Des lieux qui font oublier les crimes éventuellement commis par ceux qui y sont condamnés, où les mots semblent vains, où le temps semble suspendu, où la vie semble ne valoir rien. La mort toujours présente, de malnutrition, de froid, de mauvais traitements, de manque de soins, les exécutions aussi et les suicides et les crimes. Témoignage d’un prisonnier : "C’était dur, bien sûr. Il y a des problèmes. Bien sûr, au début, tu arrives, tout te semble difficile. Puis, tu t’habitues. Tu trouves un langage commun, des amis et tu supportes. Tu t’y fais. Normal". Terrible.  
(Eva Debaix, service audiovisuel)

 

"La mission de Victor Martin" : Didier ROTEN (La Huit Production et Les Films de la Mémoire, 52’, couleur et N/B, 2000)

TH5961 VHS (réf. Médiathèque)

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Victor Martin, un petit bonhomme ordinaire, Belge, connaissant l’allemand et ayant suivi des études à l’Université de Louvain, fait des pieds et des mains pour entrer dans la Résistance. Il y parvient et, en octobre 1942, il est envoyé en Allemagne avec pour tâche de découvrir ce qu’il advient des Juifs déportés là-bas. Il ira bien au-delà de sa mission, prendra des risques importants, sera arrêté et, après s’être évadé, rejoindra clandestinement la Belgique et témoignera.
Ce film témoigne lui aussi. Témoigne sur cet homme, sur ce courage discret, sur cette époque que l’on croit connaître à travers tant de films. Il apporte sa pierre à l’édifice de notre appréhension (dans les deux sens du mot) des choses. Une histoire racontée pratiquement sans documents d’époque, qui utilise le présent pour dérouler le passé, et peut-être faire le lien. Bernard Yslaire (dont vous connaissez peut-être les "Sambre", sa bande dessinée la plus connue) illustre de ses dessins ce personnage de Victor Martin, dont le physique est à l’image du nom,... mais pas la force de caractère.
 
(Eva Debaix, service audiovisuel)

 

"Nos amis de la banque" : Peter CHAPPELL et Greg LANNING (J.B.A. Production, 90’, coul., 1997)

TL6401 VHS (réf. Médiathèque)

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Ce document permet de mieux comprendre et cerner le fonctionnement de la Banque mondiale, cette institution financière qui, en coordination avec le F.M.I., prête, ou ne prête pas, de l’argent aux Etats. Il montre que la politique de la banque est le résultat, sans fatalité aucune, d’une multitude de facteurs dont l’humain n’est pas le moindre. Les réalisateurs ont suivi les négociations entre le gouvernement ougandais et cet organisme redoutable qu’est la Banque mondiale durant l’année 1997, au moment où un nouveau président arrive à la tête de cette dernière. Passionnant et intéressant. Une fin plutôt positive... jusqu’à la dernière phrase assassine.  
(Eva Debaix, service audiovisuel)
 

"Un spécialiste – Portrait d’un criminel moderne" : Eyal SIVAN et Rony BRAUMAN (Momento, 125’, N/B, 1999)

TH9310 DVD (réf. Médiathèque)

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TH9311 VHS (réf. Médiathèque)

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Le procès d’Adolf Eichman eu lieu en 1961 en Israël. Il fut filmé dans son intégralité. Une trentaine d’années plus tard, deux réalisateurs reprennent ces centaines d’heures de film et en font un montage.
Le résultat est ce document passionnant qui suscite de nombreuses réactions à différents niveaux. En voici quelques unes.

- Ce film est le résultat d’un montage. Il y a donc une manipulation de l’image et un tri qui est fait. Cette donnée ne doit pas être perdue de vue car un montage est un choix et est donc toujours subjectif (à voir ou revoir à ce propos la série "Propaganda : L’image et son pouvoir").
- Que penser de la pitié que n’est pas loin d’inspirer cet être humain que l’on a tant envie de qualifier de monstre?
- L’ambiance du procès est étrange : les juges semblent, ce terme est important, balancés entre ennui et incrédulité, on ne voit pas le public et on l’entend peu.
- Les justifications que donne cet homme, ce bureaucrate consciencieux, pour sa participation à la déportation de millions de personnes, est un point de vue qui a déjà fait débat, sa ligne de défense est la même que celle des dignitaires nazis jugés à Nuremberg : obéissance aveugle et ignorance (improbable). Sur ce thème, les documents "Le procès de Nuremberg" (S. Svilov, 1993), "Milgram" (E. Humer, 1994) et "Un pas dans la nuit ou la désobéissance" (E. Laborie, 1999) apportent, si pas des éléments de réponse (celle-ci existe-t-elle seulement?), en tout cas un éclairage qui permet de se faire une idée de la problématique et, peut-être, de se positionner dans ce débat moral.
- L’intense émotion qui se dégage de la parole des survivants, parole fragmentée et assemblée en un moment, souligne l’horreur des actes jugés et le désarroi des juges.

Visionner ce document en DVD offre un intérêt très net car il contient une longue interview des réalisateurs qui expliquent leurs choix de mise en scène et de sonorisation.  
(Eva Debaix, service audiovisuel)

 

Naissance de la parole : Francois CAILLAT (Gloria Films, coul., 56’, 2000)

TN5451 VHS (réf. Médiathèque)

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D’où vient la parole? On apprend à parler tout seul, ce n’est pas comme la lecture. Comment résoudre le problème d’un enfant qui ne veut pas parler ?
Des spécialistes vont essayer de répondre à ces questions en 10 chapitres. On ne s’ennuie pas une minute devant ce reportage très bien conçu qui allie le point de vue psychologique et médical.
Ce document a reçu le prix de la Mention Télévision au 25e Festival Vidéo Psy de Lorquin, (France) 2001.
 
(Thierry Moutoy, Uccle)

 

Le pique-nique de Loulou le pou (Gallimard Multimédia)

ST4381 CD-Rom (réf. Médiathèque)

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Ce titre est tiré des livres d’Antoon Krings, l’auteur des livres pour enfants de la série Drôles de petites bêtes. On retrouve dans ce CD-Rom pour les petits de 2 à 4 ans Léon le bourdon, Mireille l’abeille, Siméon le papillon et Barnabé le scarabée. Ils sont réunis pour un pique-nique mais ils ont oublié de prendre de quoi manger. L’enfant va apprendre à utiliser la souris, à différencier les couleurs, à chanter des chansons,… Un titre bucolique plein de charme.  
(Thierry Moutoy, Uccle)

 

 

La Maison de Tête-en-bois – La sécurité des enfants à la maison (PC/MAC) (2J Media)

SN6451 CD-Rom (réf. Médiathèque)

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Tête-en-bois est un pantin un peu casse-cou. Ah c’est amusant de glisser sur la rampe d’escalier, de sauter sur son lit, de jouer dans le garage, mais attention, certains jeux sont très dangereux et gare aux petits et grands bobos !
Ce CD-Rom est prévu pour attirer l’attention des enfants sur les dangers qui les entourent (aussi bien dans la maison qu’à l’extérieur) et aussi pour les responsabiliser. Un livret pour les adultes est inclus.
 
(Thierry Moutoy, Uccle)

 

Oenologus : sur la route des vins de France (PC) (Prod. : Integral Media)

SK4471 CD-Rom (réf. Médiathèque)

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Alléché à l’idée de découvrir de nouvelles ivresses, je me suis bien étonné de me trouver face à une présentation très ludique. A chaque réponse, une appréciation vous est transmise par la voix d’une grappe de raisin : un sonore "youpie" ou un rauque "beurk" vous informe que vous avez collecté une nouvelle bouteille ou que c’est raté.
Trois niveaux de difficulté vous sont proposés, mais dès le premier niveau, certaines connaissances élémentaires en matière de vin sont supposées connues. Si aux deux premiers niveaux, on a l’impression d’apprendre du neuf, les questions sur les premiers crus classés, les dates d’attribution des AOC, etc. se révèlent d’un intérêt restreint.
En résumé : un petit cru agréable mais court en bouche.
 
(Thierry Moutoy, Uccle)

 

"Nos amis de la banque" : Peter Chappell (J.B.A Production Coul., 90’, 2001)

TL6401 VHS (réf. Médiathèque)

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A travers cette enquête sur le terrain, nous suivons les experts de la Banque mondiale et du F.M.I. (Fonds Monétaire International) pour résoudre un problème. Doit-on accorder de l’aide supplémentaire à l’Ouganda pour pouvoir construire des routes ? Ce film nous montre comment se négocie un prêt aux pays en voie de développement, les enquêtes sur le terrain, le respect du budget, les menaces de conflits, la scolarité et la santé, tout cela en restant impartial et neutre du point de vue politique.
Ce film a reçu le Fipa d’argent au Festival international des programmes audiovisuels de Biarritz en 1998 et le prix du jury des bibliothèques au Cinéma du réel, à paris, en 1998.
 
(Thierry Moutoy, Uccle)

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