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_DOCUMENTAIRES_

 

sélection du mois de juin 2002

consulter d'autres numéros... TIOLTE OU LA DECRUE DE DJOLIBA - HOMOPHOBIE
   

 

 

" Tiolté ou la décrue du Djoliba " : Joël GAUDIN
(C.N.R.S. Audiovisuel, O.R.T.M, 48’, coul., 1999)

TS7851 (VHS) (réf. Médiathèque)

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Le delta inférieur du fleuve Niger, au centre du Mali, est la plus vaste zone humide du Sahel ouest africain. Celle-ci est envahie par les eaux du Niger, ou Djoliba, et du Bani, son principal affluent, pendant la saison des pluies. C’est lors du début de la décrue (ou tiolté) en décembre, que ce périple à bord d’une pinasse (pirogue équipée d'un moteur) commence. Il nous conduit de la ville de Djenné à Mopti en passant par les villages de Toguéré-Koumdé, Guroeye Bougou, Walado, Modioko, Gouaro et les lacs Débo et Walado, véritables mers intérieures.
Ce voyage, illustré par une cartographie animée du delta, permet de découvrir la diversité des paysages et des villes ainsi que l'histoire et les activités économiques des différentes ethnies: pêche, agriculture et élevage, artisanat,... Le delta, riche plaine herbeuse en saison sèche, offre des conditions uniques dans une région sahélienne semi-aride. Point de passage privilégié entre désert et forêt, les hommes y ont trouvé leur place, bâtissant au fil de l’histoire des villes prospères. Le commerce saharien n’est plus mais ces villes anciennes se refusent de disparaître, garantes d’une culture qui ne peut s’oublier. Djenné, cité sainte inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, est l’une d’elles. Une escale rend compte de l'originalité de l’architecture de ses maisons et de sa mosquée en pisé. Djenné est aussi le lieu d’une étonnante transhumance de milliers de bovins vers les pâturages du delta. Les bêtes traversent le fleuve un jour précis, accompagnées des pasteurs qui les ont peintes pour l’occasion. Sur les rives, la foule est en liesse. L'arrivée à Mopti se fait dans un trafic fluvial intense; une visite des différents quartiers et du marché permet d'appréhender l'importance économique de cette ville, la troisième du Mali…
Une très agréable balade au fil de l’eau qui offre un sentiment de sérénité et incite à découvrir cette région d’Afrique subsaharienne.
(Catherine Mathy, service audiovisue
l)

 

 

" Homophobie " : Lionel BERNARD
(Dominant 7 / Canal +, 52’, coul., 2000)

TJ4741 (VHS) (réf. Médiathèque)

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Alors que la "Lesbian and Gay Pride " a défilé à Bruxelles, voici un document à voir, et à montrer car, en dépit du discours public plutôt empreint de tolérance, le vieux démon de l’homophobie est loin d’être terrassé.
Ce documentaire coup de poing dresse sans concession un état des lieux de l’homophobie à travers le monde.
PD, gouine, tapette, folle, tante... autant de mots qui tombent comme des couperets, discriminent, assassinent. L’homosexuel(le) dérange encore, que ce soit au sein de la famille ou dans les cours d’école, dans la rue ou au travail. Il ou elle est toujours comme une victime en sursis, une cible virtuelle à l’injure, au rejet ou pire, à la violence physique et, parfois, à la mort. L’homophobie, sentiment de rejet et de haine éprouvé à l’égard des homosexuels des deux sexes, se révèle être, parfois en réaction aux avancées des droits des homosexuels, un véritable phénomène de société, dernier bastion d’une intolérance viscérale.
Les mots, les documents d’archives, les interviews et témoignages soulignent ce que l’on ne voudrait plus voir. Aux Etats-Unis, on constate que 30% des adolescents qui se suicident le font parce qu’ils sont homosexuels et 2.000 à 3.000 meurtres homophobes sont répertoriés chaque année. Des extraits d’actualités situent des événements homophobes récents tels les manifestations anti-Pacs en France scandant " les pédés au bûcher ", l’assassinat de Matthew Sheppard aux Etats-Unis ou les émeutes d’extrémistes en Inde lors de la sortie du film " Fire ". Difficile de rester indifférent aux images de lapidation d’homosexuels en Iran...
Le dernier témoignage du documentaire est direct : " Il y a toutes sortes de raisons qui expliquent l’homophobie. Toutes provoquent douleurs et souffrances. Toutes doivent être contrecarrées. Et on doit s’y opposer par tous les moyens. "
(Catherine Mathy, service audiovisuel)

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