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_DOCUMENTAIRES_
sélection
du mois de octobre 2003
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« Baraka » : Ron FRICKE
(Magidson Films Inc., 92’, coul., 1992)
TW2551 (DVD)
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Ce
long métrage, dans la veine de "Koyaanisqatsi et de Powaqatsi",
est un merveilleux voyage poétique, esthétique et spirituel à travers
vingt-quatre pays des six continents de la planète.
Réalisé par Ron Fricke, le film est le résultat de plusieurs années de
travail et d’un montage impressionnant d’images fortes à caractère géographique,
démographique, économique, historique, religieux et culturel. Pas de
parole, mais une illustration sonore extrêmement soignée réalisée par
Dead Can Dance et par Michael Stearns, compositeur de Space music,
un genre qui mélange la musique synthétique avec les bruits naturels,
les chants et les musiques traditionnelles.
Baraka, qui pourrait se traduire par le « souffle de
la vie », est à la limite du documentaire et du film militant qui
s’inscrit dans le courant mondialiste et écologiste actuel. Tourné en
majorité dans des pays en voie de développement, le choix du format 70
mm donne encore plus de vie à l’interconnexion de l’être humain avec
la nature qui l’entoure.
Le document n’offre pas que de
superbes images. Quand notre esprit se laisse emporter par la sérénité
du moment, la dure réalité d’un monde en mutation surgit et des images
de destruction ou de civilisation pressée prennent possession de l’écran.
Au bout du compte, on prend conscience de ce qu’est notre monde :
un mélange d’horreurs quotidiennes et de beautés intemporelles. À
chacun d’y voir sa propre conclusion…
Note :
Ron Fricke a participé au premier film de Godfrey Reggio, "Koyaanisqatsi"
(1983) en tant que scénariste, monteur et directeur de la photographie. "Koyaanisqatsi" et
"Powaqatsi" sont deux documentaires de création réunis
sur un DVD en collection à la Médiathèque (TW6611 ).
(Catherine
Mathy, Service audiovisuel)
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« Endurance – L’expédition
légendaire de Sir Ernest Shackleton » : George BUTLER
(Hachette, 92’, 2002)
TH3056 (DVD)
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Il
y a des conquêtes qui passionnent moins que d'autres, celle du pôle Sud
en fait partie. Ce n’est pourtant pas faute d’épisodes captivants et
d’exploits quasi surhumains. L’expédition de Sir Ernest Shackleton à
bord de l’Endurance en est un exemple fascinant.
Le 8 août 1914, le trois-mâts part en expédition vers le pôle Sud.
Alors qu'il touche au but, le bateau se retrouve prisonnier des glaces.
Rejoindre la terre ferme s'avère être la seule solution pour sauver l'équipage.
Grâce à des images d’archives, il nous est permis de revivre cette
lutte contre le froid intense et la faim.
S’il n’a pas atteint son objectif, Sir Shackleton a cependant réalisé
un exploit de taille, sauver ses hommes d'une mort certaine.
Une grande (mes)aventure, sans surenchère d’effets dramatiques. Sans
tomber dans le pathétique, ce document parvient néanmoins à nous
captiver et à bien restituer la grande épreuve qu’ont vécue ces
hommes.
(Thierry
Moutoy, Uccle)
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« Out of the present » : Andrei UJICA
(K. Films, 92’, 1995)
TP6111 (DVD)
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Mai
1991, Russie. Une navette spatiale est envoyée vers la station MIR. À
son bord, des cosmonautes qui vont subir un événement de taille :
partis sous l’URSS, ils reviennent dans une Russie démantelée. Ces
circonstances politiques contraindront même l'un des cosmonautes à
rester dix mois en orbite au lieu des cinq prévus. Mais le bouleversement
est imperceptible de là-haut, sur terre rien ne semble avoir changé. On
ne distingue pas les frontières, juste un superbe paysage. On vit hors du
temps et de la fièvre de la vie terrestre.
Pendant nonante-deux minutes, temps que prend le satellite pour faire le
tour de la terre, on oscille entre documentaire et fiction grâce aux
prises de vues de Vadim Youssov, chef opérateur du film Solaris de
Tarkovski. On est sous le charme tout le long du voyage. Tout comme les
cosmonautes, on est en état d’apesanteur et en admiration constante
devant la terre. Une odyssée fascinante tant du point de vue historique
qu’humain.
(Thierry
Moutoy, Uccle)
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« Les parias de la mer » :
Patrice BENQUET
(ADR Productions, 53’, 2001)
TL6571 (VHS)
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Le Nordvik est ce
qu’on appelle communément un bateau poubelle. Il navigue depuis plus de
trente ans et a changé huit fois de nom afin de brouiller les pistes. À
son bord, l’équipage entame une grève et prend bateau et cargaison en
otages. Ses revendications, recevoir le maigre salaire qui lui est dû.
Après moult tractations avec l’armateur qui promet le paiement des
appointements une fois la marchandise déchargée, le navire repart pour
le port d’Anvers. Là, commencent les véritables ennuis pour les
marins. D’abord, l'attention des autorités portuaires est alertée par
l’état du bateau. Le contrôle de ce dernier révèle des manquements
aux règles de sécurité, des problèmes de papiers et de marchandises
aussi (les plaques d’acier ont rouillé). Et l’équipage n’a
toujours pas reçu le reste de sa paye...
À travers ce document, on assiste à la bataille incessante du capitaine
et de son équipage qui tentent tant bien que mal de recevoir ce qu’il
leur est dû. Ce film rend bien hommage à ceux qui risquent leur vie pour
un salaire de misère tandis que l’armateur pense uniquement à son
profit. Pour preuve, une fois sa pauvre paye empochée, le personnel sera
licencié pour de la main-d’œuvre encore meilleur marché. Le bateau,
après quelques réparations, repartira soi-disant pour la casse... mais
en cours de route changera une fois de plus de nom. Et vogue la galère...
(Thierry
Moutoy, Uccle)
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