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Anthologie Afrique : " Africa
raps " MJ0180 (réf. Médiathèque)Pour
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Ce disque est une compilation de différentes cassettes
audio qui circulent sur le marché africain. Il nous propose seize
artistes peu ou pas connus sur notre continent, à part Positive Black
Soul et Djoloff. Et pourtant, des groupes comme CBV, Abass abass et Sen
kumpe sont de véritables bombes de talent. Sur de bons beats de rap, ils
arrivent à nous parler de leurs problèmes et de leurs façons de voir la
vie; certaines plages sont carrément des cours d’histoires. Un disque
à écouter d’urgence par tous les amateurs de rap et à découvrir sans
tarder par les amoureux de l‘Afrique…
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Anthologie Brésil : " Brazilian
Melt " MH0274 Pour
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L’été approche et cette compilation nous le
rappelle… Un disque qui voyage entre Rio, Sao Polo et Londres… Un
disque sensuel et sulfureux où se mélangent les airs traditionnels
brésiliens et l’électronique… entre ambient, downtempo et trip-hop.
Vous retrouverez notamment Arto Lindsay, Max de Castro, Moreno Veloso+2,
Da Lata et beaucoup d’autres encore… À écouter avec un bon verre de
cachaça au soleil…
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O SISTER ! : " The women’s
bluegrass collection " MA5894 (réf. Médiathèque)Pour
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Après le succès du film et du disque " O
Brother ", pourquoi ne pas continuer sur cette vague ?
C’est la raison pour laquelle le label Rounder (pas le même que celui
de la bande originale du film) nous propose ce disque de dix-neuf titres
consacré aux reines du bluegrass. Certaines plages sont extrêmement
intéressantes, d’autres moins… Un disque incontournable pour les fans
de ce style de musique.
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Barbara LUNA : " India
morena " MG5186 (réf. Médiathèque)Pour
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Barbara Luna aime (pour notre plus grand plaisir)
mélanger les différentes sonorités d’Amérique latine. Un mix riche
de tango, salsa, candombe et de chacarera argentin qui compose les douze
plages de son disque. Après un passage remarqué lors du festival
" Voix de femmes ", je vous propose de découvrir une
partie de son répertoire en écoutant ce CD.
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LE P'ANSORI Tradition vocale de Corée, le p’ansori est chanté en solo par un chanteur ou une chanteuse qui interprète tous les personnages de ces longues histoires que l'on peut considérer comme des chants épiques. L’accompagnement est fourni par un seul musicien sur le tambour puk. Le soliste dispose d’un éventail, d’une sorte d’écharpe et de sa voix pour dynamiser l’histoire et en donner le récit chanté, proche de l’opéra et du théâtre. Le percussionniste intervient aussi de la voix, commentant le récit par des interjections. Le chanteur doit faire preuve de prouesses vocales pour développer l’intensité dramatique en un savant mélange entre le chanté et le parlé. Pour ce faire, il joue sur les timbres, les variations rythmiques et de nombreuses ornementations utilisant glissandos, vibratos, trémolos, passages entre le grave et l’aigu… Il joue également sur une gestuelle importante. La formation du chanteur est sévère, il doit essentiellement entraîner sa voix, quitte à passer des mois d’isolement dans la montagne pour y travailler son endurance vocale. Il existe d’ailleurs un répertoire d’échauffement, des chansons plus courtes ou tan’ga, chantées en début de concert. Le p’ansori semble remonter loin dans le temps, trouvant sans doute ses origines dans plusieurs types d’expressions rituelles, populaires et classiques. On y décèle des influences de la littérature classique chinoise et de la philosophie de Confucius. Le p’ansori a été codifié au XIXe siècle et ouvert aux femmes qui ne le chantaient pas jusqu’alors. On chante encore cinq récits épiques comprenant de nombreuses scènes. Une seule épopée peut durer jusqu’à huit heures. Ces histoires ont une morale et mettent en scène des personnages héroïques et des êtres mythiques. On y parle souvent de hiérarchie sociale, de mariages entre personnes de classes différentes, d’amour filial ou de relations entre membres d’une même famille mais également entre un roi et ses sujets. Devenu une sorte d’opéra au début du XXe siècle, le genre revient à sa forme originale dans la seconde moitié du siècle. De nombreux clubs s’ouvrent alors, notamment dans les universités et le p’ansori, non content de vivre sur le répertoire ancestral, voit se développer un répertoire nouveau, moderne, inspiré de la tradition mais mettant en scène de nouvelles histoires. Parmi celles-ci surgiront de longs chants engagés politiquement, véritables épopées " protest songs ", écrits par des artistes comme Kim Chiha dans les mouvements universitaires des années 70 et 80. Musicalement, le p’ansori s’organise sur sept cycles rythmiques et sept modes mélodiques. Ecoutes conseillées : - Pansori. Simchong-Ga. The ideal of Korea epic vocal
art (Victor VICG5019) MV8039 - Kim So-hee. P’ansori. Korea’s epic vocal art
& instrumental music (Elektra Nonesuch Explorer Series 7559-72049-2)
MV8310 - Han Nong Sun. Song of Heung-bu 1 & 2 (Samsung
Classics SCO133CSS & SCO134CSS) MV8235 - Kim Chi-ha pansori, sung by Im Chint’aek (Seoul
Records SRCD-3262 et SRCD-3263) MV8283 - Great voices of the p'ansori I & II (Syn-Nara
SYNCD-004 et 010) MV8063 - Korean traditional music 7 (Seoul Records SRCD-1217)
MV8115 - Wha Jung Sun Lee. Pansori selection (Seoul records
SRCD-1072) MV8375 - Dong Jin Park. P'ansori (Cantabile SRCD-1194) MV8385 (Etienne Bours, services musicaux) |
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Kwon-Taek IM : " Le chant de la fidèle
Chunhyang " VC2957 (DVD) VO CO st FR (réf. Médiathèque) |
Pour
compléter, signalons le DVD suivant :
Issue de la culture coréenne, cette histoire nous est
familière et tend à l’universalité d’un mythe : les amours
contrariées d’une belle jeune fille et d’un beau jeune homme,
séparés par les normes sociales et qui luttent pour se retrouver. Ce
récit, centré sur Chunyang dont la grâce et la beauté laisse tout
homme pantois, a fait l’objet de centaines de versions et adaptations en
Corée, que ce soit sous la forme de chant, de livre ou de film. IM
Kwon-Taek, un réalisateur plus que prolifique (il s’agit de son
nonante-septième film !), a choisi un angle particulier : celui
de filmer un p’ansori et de le mettre en images. L’histoire nous est
racontée tant par le chanteur que par les images qui illustrent le chant
et il arrive que la description soit légèrement différente de ce que
nous voyons, ce qui donne une saveur particulière à l’œuvre. Ce à
quoi parvient ce film est magique car il devient la poésie qu’il
nous conte. Et cette poésie est tout simplement belle et lumineuse. |
Copyright © La Médiathèque, 2002