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Ecorchez-vous les oreilles avec les Bassholes… Ils se situent quelque part entre rock 'n' roll, blues,
boogie et le garage le plus psychédélique qui soit. Cela dépend des
albums. Ils bénéficiaient d'un chanteur-guitariste dépressif, nerveux
capable d'étrangler ses mélodies, de dire clairement ses peines et de
rire de lui-même. BASSHOLES : " Long way blues / 1996-1998
" (Matador, USA, 1998)
BASSHOLES : " When my blue moon turns red
again " (In the Red records, USA, 1998)
Compositions à partir des
sons trouvés (et manipulés) dans une fonderie de cloches. Les sons
délaissés par Eric La Casa fournissent la matière à Slavek Kwi (voir
Artificial Memory Trace) pour des pièces électroacoustiques plus
abstraites. Enfin, de nouvelles ossatures sonores conçues par KWI servent
de canevas à un La Casa, reconstructeur du lieu d'origine des sons. |
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CLIMAX GOLDEN TWINS : " Dream cut short in the
mysterious clouds " XC499U (réf. Médiathèque) |
Les productions du label Meme ont toujours la même
apparence discrète, presque invisible. Mais le contenu est un périple en
terres vierges, ou peu visitées car austères et parsemées de sons
inconfortables. Nous sommes comme embarqués, sans retour possible, sur un
fleuve dangereux, où défilent les écueils sonores les plus bizarres.
Quelques souvenirs de vie, bribes de mélodies obsolètes, breaks de
batterie… remontent à la surface d'une eau désormais électronique qui
parvient à tout ingérer de ses fines mâchoires. On retient son souffle,
glissant silencieusement dans les zones plus tranquilles, guettant tout
mouvement, tout bruit suspect qui tenterait de nous séduire pour nous
ensevelir. Dans cet album, il n'y a pas surcharge de sons, pas de
remplissage à tout prix de l'espace, pas de charpente pour chaque
morceau. Il y a une sorte de déroulement imprévisible, d'atmosphères et
de sons, qui génère en nous des images, alors que ces textures sonores
sont, à elles seules, suffisamment intéressantes pour exister et plaire
sans ce recours à l'image ou au sens que l'on voudrait y trouver.
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AUTREMENT QU'ÊTRE : " Autrement qu'être II
" XA943O (réf. Médiathèque)Pour
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Quatre longues pièces live (Tokyo, Yokohama,
Berlin et Stockholm) où la musique est très expressive et fait preuve
d'exubérance relative. Drames sonores modernes où les tensions
instrumentales et vocales tendent progressivement vers des zones de
déferlement musical qui ressemblent à des crises de folie. Mais, à
chaque plage, sa froide présentation par un des musiciens rassure un peu
l'auditeur. À noter le bel aspect trouble et inquiet des zones
instrumentales calmes où le tourbillon prend racine. La Noise élargit
le champ des expériences sonores.
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Oren AMBARCHI : " Mort aux vaches – song of
separation (parts 1- 6) " XA418M (réf. Médiathèque) |
Un goutte à goutte de guitare, manipulée par
électronique, dans le néant ou dans l'intimité la plus profonde. Le
silence comme partenaire avant de sombrer, sur la fin, dans la noise électronique.
Pièces jouées Live lors du K-raa-k Festival d'Hasselt en 2001.
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THE TAPE-BEATLES : " The grand delusion " XT098B (réf. Médiathèque)Pour
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La " grande désillusion " quant à
certains aspects des USA. Politiques sociale, économique, militaire,
médicale, culturelle…: la face dont on parle peu dans les médias. Un
brassage musical et verbal (sampling…) ironique et inquiétant à propos
de ce que l'on pourrait résumer par : " participez donc à
votre propre manipulation ".
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AGF " Head slash bauch " XA215K (réf. Médiathèque)Pour
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Bel enchaînement d'abstractions électroniques
courtes, intimes, même lorsque la voix secrète de la chanteuse de Laub
est absente. Quelques pas au bord de failles bruitistes relativisent la
tendresse de l'ensemble, comme pour aborder des sujets plus graves, ou des
zones plus sombres de sa conscience. Mais le pouls et la chaleur humaine
irradient au dessus des machines et les parcelles de voix féminine prises
dans les rythmiques sont infiniment poétiques.
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ANTHOLOGIE : " Immediate Action "(Hefty Records, USA, 2001) X 429U (réf. Médiathèque) |
Atmosphères haut dans les brumes où se télescopent
agréablement des sources musicales différentes : électronique,
acoustique, jazz, " pop "… Pas de clichés faciles
de fusion de ces genres, mais un parcours d'inventivité parmi les
personnalités du label Hefty (Chicago) où chaque intervenant garde son
identité musicale. Classement difficile…
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Mitchell AKIYAMA : " Temporary music " XA256Q (réf. Médiathèque) |
Dépouillement électro et tonalités sous le plus fort
grossissement du microscope, élaborées en boucles
" magnétiques " captant toujours plus de sons et
imprimant des rythmes complices.
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Don HOWLAND : " The land beyond the mountains
" XH856K (réf. Médiathèque) |
L'ex-chanteur des Bassholes (groupe de rock déchirant,
déchiré, de blues complètement dans le rouge) a composé ces ballades
glissantes, dépourvues d'illusions, mais brillant d'une lumière
blafarde, au crépuscule de sa courte vie. électricité fragile, racines
abîmées, poésie et dérision. La voix écorchée ou grave d'un Iggy Pop
" low-fi " et inspiré.
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BONNEVILL : " Pelican " XB695S (réf. Médiathèque) |
Un duo de Chicago, composé de Jessica Biley au violon
et au piano de Mick Turner, guitariste habituel des Dirty Three. Lignes
spectrales croisées de cordes évanescentes, envoûtantes, ponctuées de
la respiration des noires et des blanches ou le soupir d’aise d’un
violoncelle dessinant sept merveilleuses aquarelles imaginaires aux
teintes changeantes.
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Don LENNON : " Downtown " XL351S (réf. Médiathèque) |
Rien à voir avec le regretté Beatles, si ce n’est
un talent inné de mélomane, capable de rendre attractif des textes en
apparence absurdes (un concert du Dave Matthews Band, une affiche de Lenny
Kravitz à Lisbonne, les aléas de John Cale ou encore une ritournelle
innocente sur un certain Jean-Michel ?!?!).
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THE FLAMING LIPS : " Yoshimi battles the pink
robots " XF428O (réf. Médiathèque) |
Le rock psychédélique toujours dans le viseur, Wayne
Coyne et sa bande d’astronautes plongent dans une galaxie parallèle, en
folie, aux couleurs Technicolor, suite de délires sciencefictionnesques
humoristiques, mais émotionnellement renversants. Bidouillages
électroniques complexes côtoient ainsi une pluie de cordes étoilées,
enrobant une assise rock solide, orchestrés par un pur génie, à la voix
fragile, qui nous incite à replonger, encore et encore, dans son monde
magique. Chef-d’œuvre du space rock !
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CHOCOLATE GENIUS: " Godmusic " XC367U (réf. Médiathèque)Pour
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Quel génie, en effet, que ce Marc Anthony
Thompson !
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OKKERVIL RIVER : " Don’t fall in love with
everyone you see " XO204A (réf. Médiathèque) |
Dans la grande famille Jagjaguwar, nous sommes fiers de
vous présenter ce groupe texan, qui mélange des éléments de pop
mélancolique à la Tindersticks ou Arab Strap, avec une vulnérabilité
de chanteur folk, tel Leadbelly ou Dock Boggs. Section de cuivres et de
cordes, pedal steel, mandoline, orgue Hammond, mellotron, basse
acoustique, percussions, accordéon, mènent ainsi la danse, racontent de
passionnantes histoires avec, comme maître de cérémonie, une voix si
singulière qu’elle vous retourne l’intérieur .
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