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___ROCK, POP, FOLK, TRIP-HOP, TECHNO__

 

sélection du mois de novembre 2002

 

consulter d'autres numéros... CLIMAX GOLDEN TWINS - AUTREMENT QU'ÊTRE - Oren AMBARCHI - THE TAPE-BEATLES - AGF - ANTHOLOGIE - Mitchell AKIYAMA - Don LENNON - THE FLAMINGS LIPS - CHOCOLATE GENIUS - OKKERVIL RIVER
   

Ecorchez-vous les oreilles avec les Bassholes…

Ils se situent quelque part entre rock 'n' roll, blues, boogie et le garage le plus psychédélique qui soit. Cela dépend des albums. Ils bénéficiaient d'un chanteur-guitariste dépressif, nerveux capable d'étrangler ses mélodies, de dire clairement ses peines et de rire de lui-même.
Avec quelques accords d'une guitare " lune de fiel " ou la rage de toutes les cordes, une méchante petite batterie et quelques parenthèses bizarres (XB178K ) me rappelant Captain Beefheart, ils incendiaient le rock par les racines et défiguraient le blues à l'acide.

BASSHOLES : " Long way blues / 1996-1998 " (Matador, USA, 1998)
XB178K
(réf. Médiathèque)
: La face la plus psychédélique de leur discographie.

BASSHOLES : " When my blue moon turns red again " (In the Red records, USA, 1998) 
XB178
L (réf. Médiathèque)
: Le côté plus "boogie-punk-garage" du groupe.


She came on the bus

For the river

Compositions à partir des sons trouvés (et manipulés) dans une fonderie de cloches. Les sons délaissés par Eric La Casa fournissent la matière à Slavek Kwi (voir Artificial Memory Trace) pour des pièces électroacoustiques plus abstraites. Enfin, de nouvelles ossatures sonores conçues par KWI servent de canevas à un La Casa, reconstructeur du lieu d'origine des sons.
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

CLIMAX GOLDEN TWINS : " Dream cut short in the mysterious clouds "
(Meme, Japon, 2001)

XC499U (réf. Médiathèque)

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Les productions du label Meme ont toujours la même apparence discrète, presque invisible. Mais le contenu est un périple en terres vierges, ou peu visitées car austères et parsemées de sons inconfortables. Nous sommes comme embarqués, sans retour possible, sur un fleuve dangereux, où défilent les écueils sonores les plus bizarres. Quelques souvenirs de vie, bribes de mélodies obsolètes, breaks de batterie… remontent à la surface d'une eau désormais électronique qui parvient à tout ingérer de ses fines mâchoires. On retient son souffle, glissant silencieusement dans les zones plus tranquilles, guettant tout mouvement, tout bruit suspect qui tenterait de nous séduire pour nous ensevelir. Dans cet album, il n'y a pas surcharge de sons, pas de remplissage à tout prix de l'espace, pas de charpente pour chaque morceau. Il y a une sorte de déroulement imprévisible, d'atmosphères et de sons, qui génère en nous des images, alors que ces textures sonores sont, à elles seules, suffisamment intéressantes pour exister et plaire sans ce recours à l'image ou au sens que l'on voudrait y trouver.
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

 

AUTREMENT QU'ÊTRE : " Autrement qu'être II "
(Les Disques du Soleil et de l'Acier, France, 1999)

XA943O (réf. Médiathèque)

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Podewill

Fylkigen

Quatre longues pièces live (Tokyo, Yokohama, Berlin et Stockholm) où la musique est très expressive et fait preuve d'exubérance relative. Drames sonores modernes où les tensions instrumentales et vocales tendent progressivement vers des zones de déferlement musical qui ressemblent à des crises de folie. Mais, à chaque plage, sa froide présentation par un des musiciens rassure un peu l'auditeur. À noter le bel aspect trouble et inquiet des zones instrumentales calmes où le tourbillon prend racine. La Noise élargit le champ des expériences sonores.
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

 

 

Oren AMBARCHI : " Mort aux vaches – song of separation (parts 1- 6) "
(Staalplaat, Pays-Bas, 2001)

XA418M (réf. Médiathèque)

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Un goutte à goutte de guitare, manipulée par électronique, dans le néant ou dans l'intimité la plus profonde. Le silence comme partenaire avant de sombrer, sur la fin, dans la noise électronique. Pièces jouées Live lors du K-raa-k Festival d'Hasselt en 2001.
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

 

 

 

 

THE TAPE-BEATLES : " The grand delusion "
(Staalplaat, Pays-Bas, 1993)

XT098B (réf. Médiathèque)

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Lament

Candidate

La " grande désillusion " quant à certains aspects des USA. Politiques sociale, économique, militaire, médicale, culturelle…: la face dont on parle peu dans les médias. Un brassage musical et verbal (sampling…) ironique et inquiétant à propos de ce que l'on pourrait résumer par : " participez donc à votre propre manipulation ".
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

 

 

 

 

AGF " Head slash bauch "
(Orthlorng musork, USA, 2002)

XA215K (réf. Médiathèque)

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Graue wand

Suba

Bel enchaînement d'abstractions électroniques courtes, intimes, même lorsque la voix secrète de la chanteuse de Laub est absente. Quelques pas au bord de failles bruitistes relativisent la tendresse de l'ensemble, comme pour aborder des sujets plus graves, ou des zones plus sombres de sa conscience. Mais le pouls et la chaleur humaine irradient au dessus des machines et les parcelles de voix féminine prises dans les rythmiques sont infiniment poétiques.
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

 

 

ANTHOLOGIE : " Immediate Action "(Hefty Records, USA, 2001)

X 429U (réf. Médiathèque)

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Atmosphères haut dans les brumes où se télescopent agréablement des sources musicales différentes : électronique, acoustique, jazz, " pop "… Pas de clichés faciles de fusion de ces genres, mais un parcours d'inventivité parmi les personnalités du label Hefty (Chicago) où chaque intervenant garde son identité musicale. Classement difficile…
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

 

 

Mitchell AKIYAMA : " Temporary music "
(Raster Music, Allemagne, 2002)

XA256Q (réf. Médiathèque)

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Dépouillement électro et tonalités sous le plus fort grossissement du microscope, élaborées en boucles " magnétiques " captant toujours plus de sons et imprimant des rythmes complices.
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

 

 

Don HOWLAND : " The land beyond the mountains "
(Birdman Records, USA, 2001)

XH856K (réf. Médiathèque)

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L'ex-chanteur des Bassholes (groupe de rock déchirant, déchiré, de blues complètement dans le rouge) a composé ces ballades glissantes, dépourvues d'illusions, mais brillant d'une lumière blafarde, au crépuscule de sa courte vie. électricité fragile, racines abîmées, poésie et dérision. La voix écorchée ou grave d'un Iggy Pop " low-fi " et inspiré.
(Pierre-Charles Offergeld, Liège)

 

 

 

BONNEVILL : " Pelican "
(Bella Union / Naïve, France, 2000)

XB695S (réf. Médiathèque)

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Un duo de Chicago, composé de Jessica Biley au violon et au piano de Mick Turner, guitariste habituel des Dirty Three. Lignes spectrales croisées de cordes évanescentes, envoûtantes, ponctuées de la respiration des noires et des blanches ou le soupir d’aise d’un violoncelle dessinant sept merveilleuses aquarelles imaginaires aux teintes changeantes.
Superbe entrée en matière pour l’automne à venir !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

 

Don LENNON : " Downtown "
(Secretly canadian, USA, 2002)

XL351S (réf. Médiathèque)

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Rien à voir avec le regretté Beatles, si ce n’est un talent inné de mélomane, capable de rendre attractif des textes en apparence absurdes (un concert du Dave Matthews Band, une affiche de Lenny Kravitz à Lisbonne, les aléas de John Cale ou encore une ritournelle innocente sur un certain Jean-Michel ?!?!).
Sous couvert d’une pop intelligente, aux arrangements brillants, on suit donc avec ravissement ce fantasque troubadour, à l’imagination débordante. Attachant.
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

THE FLAMING LIPS : " Yoshimi battles the pink robots "
(Warner Brothers, Allemagne, 2002)

XF428O (réf. Médiathèque)

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Le rock psychédélique toujours dans le viseur, Wayne Coyne et sa bande d’astronautes plongent dans une galaxie parallèle, en folie, aux couleurs Technicolor, suite de délires sciencefictionnesques humoristiques, mais émotionnellement renversants. Bidouillages électroniques complexes côtoient ainsi une pluie de cordes étoilées, enrobant une assise rock solide, orchestrés par un pur génie, à la voix fragile, qui nous incite à replonger, encore et encore, dans son monde magique. Chef-d’œuvre du space rock !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

CHOCOLATE GENIUS: " Godmusic "
(V2, Grande-Bretagne, 2001)

XC367U (réf. Médiathèque)

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The eyes of the lord

Glorious

Quel génie, en effet, que ce Marc Anthony Thompson !
Là où d’autres se sont cassés les dents (excepté Joe Henry) à essayer de fusionner pop, rock, soul, jazz ou blues, lui, il relève le défi avec une intelligence diabolique ! Accompagné, entre autres, par Marc Ribot, Chris Whitley, Kevin Salem et Chris Wood, il mélange les genres, les lie, les accommode à sa sauce onctueuse, raffinée, qui dévoile ses saveurs au final, étonnant mais c’est à vous de voir !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

OKKERVIL RIVER : " Don’t fall in love with everyone you see "
(Jagjaguwar, USA, 2002)

XO204A (réf. Médiathèque)

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Dans la grande famille Jagjaguwar, nous sommes fiers de vous présenter ce groupe texan, qui mélange des éléments de pop mélancolique à la Tindersticks ou Arab Strap, avec une vulnérabilité de chanteur folk, tel Leadbelly ou Dock Boggs. Section de cuivres et de cordes, pedal steel, mandoline, orgue Hammond, mellotron, basse acoustique, percussions, accordéon, mènent ainsi la danse, racontent de passionnantes histoires avec, comme maître de cérémonie, une voix si singulière qu’elle vous retourne l’intérieur .
Une œuvre magistrale !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

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