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Ani
DiFranco : « So much shouting, so much laughter » XD548P |
Ce
double album enregistré lors d’une tournée dans divers clubs et bars
entre 2000 et 2002, permet d’apprécier toute l’énergie et le talent
de cette fantastique songwriter. Textes virulents, revendicatifs, voix
chaleureuse et touchante, accompagnement riche et atypique (saxophone,
trompette, orgue, clarinette, accordéon, contrebasse, piano, batterie,
guitare acoustique), l’univers généreux et contrasté de la chanteuse
conjugue l’essence du meilleur folk, d’un rock percutant et de dérives
jazz de qualité. Chef-d’œuvre !
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Smog :
« Accumulation : none » XS529Z |
Au
risque de se répéter, Bill Calahan est un compositeur majeur, qui nous a
déjà donné les plus belles et tortueuses pages du rock « noir » !
Notre opinion ne changera pas, avec ces brillants inédits que bon nombre
d’artistes souhaiteraient avoir écrits…
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Pierre Bastien, Lukas Simonis :
« Mots d’heures : Gousses, rames » XS386E |
À consulter : Ukulélé, guitares préparées (ou non), sanza, meccano,
orgue, harpe africaine, électronique… Des instruments infinis, bons
pour un cabinet de curiosités. Instruments ramassés un peu partout, pour
leur apparence de « coins enfoncés dans le monde », en des
latitudes diverses. Instruments choisis selon l’instinct de » ramasseur »,
de glandeur, collectionneur d’objets échoués, bois ou ustensiles
recrachés par la mer après transformation. Marinade dans le vide,
l’immensité. Tous
ces instruments semblent orchestrés par télépathie, étrange ballet de
musiques somnambules qui semblent aller à l’envers : non pas
sortir de la matrice humaine qui engendre ordinairement les musiques, mais
venir d’ailleurs et vouloir rentrer dans ces matrices. Elles dansent à
l’entrée, comme de belles éphémères pavanées... Joyeuses et
tristes. Languides. Dans un clair-obscur médiumnique. Collages et
assemblages, copulation de formes musicales aux limites de l’humour magnétique.
(Ces assemblages de parties d’insectes, par exemple, de bouts de végétaux,
de minéraux, de souvenirs humains, qui imaginent une autre sorte d’êtres
plus vrais que nature, qui révèlent quelque chose de vrai sur les formes
vivantes déjà au catalogue des connaissances). Des
musiques douces qui, soudain, se mettent en route, automatiquement, mystérieusement,
touchées par un souvenir qui se réveille, indéchiffrable, un mini
gisement inconscient qui s’embrase, libère une énergie inconnue,
insoupçonnée et brûle ses vaisseaux. Dans un lointain. Tyrolien et
Africain. Forcément hybride. Entre Tyrol et savanes empaillés,
reconstitués, les instruments font la navette, butinent, et, l’air de
rien, restituent des mélodies. |
Copyright © La Médiathèque, 2003