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Mark
Eitzel : « Music for courage and confidence » XE264G |
Ce
chanteur / compositeur pourrait reprendre le bottin téléphonique, que
l’on crierait au génie ! Malheureusement, cet auteur de talent
n’a toujours pas la reconnaissance qu’il mérite ! Pourtant, ce
cinquième album magnifie l’art de la reprise, s’avérant aussi
ludique que passionnant. Ainsi, endossant différents costumes, étonnamment
taillés sur mesure, il s’accapare, dans le désordre, I’ll be
seeing you (Billie Holiday), Move on up (Curtis Mayfield), Ain’t
no sunshine (Bill Withers) ou Do you really want to hurt me (Culture Club), d’une
voix qui peut tout, alanguie ou éraillée, grave ou touchante. |
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James Yorkston & the Athletes : « Moving up country »
XY507D |
C’est
clair, le folk n’a pas la cote dans les nombreux et insipides
hit-parades ! Néanmoins, il faudra faire une (grande) place, à ce jeune
songwriter écossais, parmi votre discographie intégrale de Bert Jansch,
John Martyn, Nick Drake ou John Renbourn ! Car ce sont bien toutes
ces illustres références que James Yorkston tutoie, avec aisance et
talent, digérant le folk, la country, le blues ou la pop, sans
s’attarder sur l’un ou l’autre, mais plutôt, en créant un univers
propre, magique, profond, que l’on fréquentera, sans hésitation, avec
assiduité !
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ADD
N to [X] : « Loud like nature » XA147G |
Les
fêlés Dr Frankenstein de l’électronique bizarre et déjantée
adoptent un virage, que seule l’intelligence permet de négocier, sans
risquer de verser dans le ravin du n’importe quoi. En effet, place à un
rock industriel post-VelvetoSuicide, fortement accidenté, où les synthés
traficotés sont baignés dans un bain d’acide bouillant détruisant
(presque) tout sur son passage et les voix s’affolent, hurlent à la
mort d’un monde dévasté par la connerie ambiante et constituant, par là
même, son parfait antidote…
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The
Delgados : « Hate »
XD331K
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Dès
l’intro et son déluge de cordes, on se laissera submerger, jusqu’à
l’extase finale, par les dix cathédrales pop, échafaudées par les Écossais
et mises en son par l’incontournable Dave Fridmann. Mélodies
imparables, voix sincères et émotives, parfait contrepoint des
audacieuses pyramides de cordes ou de guitares, qui nous poussent vite à
rebaptiser le titre de ce splendide opus, en « Love » (amour) »,
plutôt que « Hate » (haine).
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Peter Hammill : « Clutch »
XH118R
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On
n’entre pas dans un album de ce grand monsieur, comme dans n’importe
quel autre. Sa musique et son univers se méritent, s’apprivoisent, se découvrent
et se redécouvrent au prix de sacrifices toujours récompensés. |
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Luna :
« Romantica » XL943J |
Tout
l’art de la mélodie pop coule dans les veines de ces douze chansons
surréalistes, servies par un songwriting impeccable, constante d’un
groupe aux talents multiples (guitariste extraordinaire, chanteur à la
voix ravageuse, rythmique exemplaire, voix féminine troublante), qui
donne au romantisme, et à l’amour en particulier, toute sa puissance
d’évocation.
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Cosmos
: « Tears » (Erstwhile,
USA, 2002) XC753X Sachiko
M : sinewaves, contact microphone on objects |
À consulter : « Performance
live. Ondes
sinusoïdales, contacts-frottements entre objets divers et micro. À cela
se greffent les jeux de voix de Ami Yoshida, travail d’abstraction
radicale de la structure vocale. Les composants électroacoustiques et
vocaux se mélangent et fusionnent, rendant complexe leur identification.
Étonnante imbrication. »
(Jérôme Henry) |
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Poire_Z : « Poire_Z + » XP614B |
L’aspect
clinique confère à l’ensemble une atmosphère de salle de réanimation.
Bips qui surveillent le fil onirique. Textures comateuses. Chaque vie est
entendue, ici, comme se déroulant sous forme de bandes magnétiques qui
s’échappent de sa bobine, rubans sonores de vie. Qui se déroulent
comme des serpents. Dans l’infini obscur. Parois miroitantes. Des singes
jouent avec les fils sonores de ces vies (chaque histoire individuelle est
racontée par un de ces journaux intimes bruyants, souvenir vertébral),
les déroulent, les emmêlent, les enchevêtrent. Traces, ombilic
inextricable de rubans sonores, de vies mêlées dans le même magma
grouillant de végétations sonores. De rythmes qui prennent au corps,
orientent des destins. Karmas noises en liberté qui se mélangent,
empiètent les uns sur les autres, se brouillent, forment un nœud. Une
fleur. Travail électro impressionnant, un souffle, une tension pas
ordinaires. |
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Jacques Foschia : « Radio griffe » XF691U |
Trois
radios à lampes et un transistor portatif … |
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