|
|
| consulter d'autres numéros... | |
|
Malcolm MIDDLETON :
« 5 :14 Fluoxytine Seagull Alcohol John Nicotine » XM528G |
La
« moitié » d’Arab Strap distille, en solo, le même
alcool puissant, râpeux, à base d’histoires fortes, désespérément mélancoliques,
qui brûle les boyaux, s’insinue dans tout le corps, vous laissant sans
vie ou presque, prêt à n’importe quelle extrémité, quand bien même
ce serait un pacte avec le diable !
|
|
Neko CASE :
« Black listed » XC141Z |
Un
grand « show » mélancolique, obsédant, intime et élégant,
qui non seulement met en exergue des talents de compositeur, mais également
les aptitudes vocales de cette chanteuse, rencontre improbable entre Patsy Cline
et Judy Garland. Preuve de ses immenses capacités, elle se vautre
littéralement dans deux reprises : Look for me, I’ll be around
de Sarah Vaughan et Running out of fools d’Aretha Franklin.
|
|
Ilene BARNES :
« Time » XB148S |
Dans
la cohorte des jeunes pousses féminines en pleine floraison, en voici une
qui mérite toute notre attention ! |
|
I AM KLOOT :
« I am kloot » XI003B |
Le
noir et ses nombreuses déclinaisons, des compositions en état de grâce
qui visent juste, nanties d’un l’humour sarcastique et une voix
expressive, voilà synthétiquement la trame du second album du groupe
anglais qui confirme tout son savoir-faire, avec de so(m)bres moyens
(piano, guitare, basse, batterie) et distille un vague à l’âme
communicatif, comme peu savent le faire !
|
David SYLVIAN :
« Blemish »
XS987Y |
Après
un retour en grâce, le compositeur/chanteur choisit la voie de l’expérimentation,
avec ce nouvel opus inclassable. Perfectionniste jusque dans le moindre détail,
il trouve toujours l’accord parfait entre sa voix, au vibrato de
velours, toujours humble, jamais démonstrative, et des partenaires triés
sur le volet (cette fois-ci, Derek Bailey, guitariste de jazz, qui a
apporté beaucoup à l’instrument et Christian Fennesz, personnage
phare de l’électronique moderne), pour mener à bien son œuvre
originale, jamais racoleuse, toujours étrangement séduisante…
Chef-d’œuvre incomparable !
|
|
ULAN BATOR :
« Nouvel air » XU160M |
Nouvelle
orientation pour la formation française qui se départit d’un côté un
poil trop sérieux, expérimental, qui obscurcissait les précédents
albums, au point de les rendre trop confidentiels !
|
|
THE BAPTIST GENERALS :
« No silver / No gold » XB127H |
Une
voix de chien fou, crachant ses névroses, ses états d’âmes à la face
de l’Amérique moderne, accompagné par une guitare qui se contrefout de
sonner juste (et pourtant il y a plus de sincérité dans ces accords
« malades » que dans bien des disques surproduits !), un
violoncelle, une contrebasse, des percussions anémiques ou des claviers
comme fatigués par la vie…. « Pas d’argent, pas d’or »…
et pourtant que de pépites sensibles pour cet enregistrement bricolé à
la maison, qui n’inquiétera probablement pas les « ténors »
de la musique américaine, mais qui trouvera, gageons-le, un petit public
d’initiés, celui pour lequel le mot émotion à de l’importance !
|
|
TIED
+ TICKLED TRIO : « Observing systems » XT501V |
Synergie
d’éléments jazz, dub et électroniques orchestrés entre autres par
les musiciens de Lali Puna, Notwist… Une instrumentation acoustique
chaleureuse pleine de cuivres domine quelques textures électroniques et
rythmiques aussi efficaces que sobres. Une hybridité qui ne facilite pas
le classement, mais qui confirme un regain d’intérêt de la part des
« électroniciens » pour les tonalités acoustiques. Une
tendance qui prend différentes tournures si l’on se plonge par exemple
dans les disques de Tortoise, Him, Brokeback pour les Américains, Mum et
Jaga Jazzist pour les Scandinaves ou dans certaines productions du label
allemand Staubgold : F. S. Blumm (XB624G (Pierre-Charles
Offergeld, Liège)
|
|
SACK
UND BLUMM : « Kind Kind » XS006I |
Il
s’agit plus d’une vision électronique de sources et d’instruments
acoustiques. Harald Sack Ziegler et Frank Schültge Blumm déploient une
panoplie de motifs acoustiques en boucles (via les ordinateurs portables)
mais aussi en liberté, entre les seules mains des instrumentistes. Cette
double technique de manipuler des instruments traditionnels et de leur
donner une nouvelle voix par le biais des laptops se développe de plus en
plus et souvent avec beaucoup de sensibilité musicale pour peu qu’elle
ne se limite pas à l’étalage d’un joli papier peint.
|
|
VERT :
« Small pieces loosely joined » XV457X |
Encore
une perception bien différente associant électronique et sources
acoustiques. Un album riche de références musicales variées, au ragtime
par exemple, par le biais de l’humour et d’une inventivité singulière.
Adam Butler ne s’enferme dans aucun style mais au moyen de son piano et
de claviers électroniques il peut les traverser tous (le minimalisme,
l’électronica…), les vivifier sans perdre son âme ni sa cohérence
musicale. Ses mosaïques ne sont pas simplement des petites mélodies brisées
et juxtaposées, il y a un véritable travail de composition, un souci du
détail et l’idée d’une œuvre entière. |
Copyright © La Médiathèque, 2003