Your browser is not Java capable or Java has been disabled.

 

___ROCK, POP, FOLK, TRIP-HOP, TECHNO__

 

sélection du mois de janvier 2004

 

consulter d'autres numéros... Robert WYATT - Damien RICE - MATMOS - ENON - AROAH - Mark EITZEL
   

 

 

Robert WYATT : « Cuckooland »
(Hannibal, Grande-Bretagne, 2003)

XW983Z (Rock)

Pour connaître la disponibilité de ce média, cliquez ici : 

Il aura fallu attendre six longues années la suite des aventures musicales de Monsieur Robert ! Mais ne boudons pas notre plaisir avec ce nouvel opus dont la densité, l’intelligence, l’érudition sont tout bonnement extraordinaires !
Qui mieux que lui peut faire du jazz, à des années lumières de n’importe quel jeune prétentieux qui dit jouer la note bleue ? Qui d’autre peut ‘relifter’, jusqu’à le rendre méconnaissable et pourtant si accueillant, un standard usé jusqu’à la corde, comme cet Insensatez ? Qui peut encore prôner fantaisie et naïveté, dépouillement et foisonnement, tout en s’affranchissant de tous les courants musicaux ?
On peut poursuivre à l’infini, mais dans ces septante-cinq minutes, il y a matière à réflexion et réponse à toutes ces questions !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

 

Damien RICE : « O »
(14th Floor Records, USA, 2003)

XR548H

Pour connaître la disponibilité de ce média, cliquez ici : 

L’Irlande vient de trouver son nouveau grand songwriter. Jeune, monstrueusement surdoué, tant au niveau vocal qu’en matière de composition, Damien Rice emballe une mélodie comme d’autres enfilent des perles, trouve l’arrangement idéal (maîtrise des cordes), place sa voix (extraordinaire feeling), saupoudre le tout de pas mal d’émotions, d’audace (cf. le dernier titre avec l’irruption d’une chanteuse d’opéra !) et fait mouche quoi qu’il échafaude. Chef-d’œuvre !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

MATMOS : « The civil war »
Matador Records, USA, 2003)

XM280O (O.V.N.I du rock)

Pour connaître la disponibilité de ce média, cliquez ici : 

Le duo californien joue à nouveau la carte de la surprise avec ce cinquième album déroutant de bout en bout.
Avec ces allures de fresque historique (thème : la guerre civile), où s’entrechoquent musique médiévale et folk psychédélique, franchement barré, ces neuf compositions marient flûte et violon, banjo et orgue de barbarie, guitare électrique et piano, secoués d’accidents électroniques; comme autant de portes ouvertes dans le continuum espace-temps ! Où vont donc s’arrêter ces deux génies ? O.V.N.I du mois !… de l’année ?
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

 

ENON : « Hocus Pocus »
(Touch and Go, Grande-Bretagne, 2003)

XE560C

Pour connaître la disponibilité de ce média, cliquez ici : 

Un peu à la manière d’un prestidigitateur, ce groupe formé par l’ex-guitariste de Brainiac enchaîne les tours de magie, en prenant bien son temps pour ménager les rebondissements…
Ainsi, du grand chapeau, sort Cure, suivi des Tom Tom Club, Big Star et Flaming Lips; d’un foulard bien dissimulé, s’évadent les doux-dingues d’Olivia Tremor Control et, dans un grand éclair, apparaît Love… et bien d’autres bizarreries.
Un grand show imprévisible, diabolique ou comment, en treize tours pendables, pervertir la pop !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

AROAH : « No podemos ser amigos »
(Acuarela, Espagne, 2002)

XA702R

Pour connaître la disponibilité de ce média, cliquez ici : 

Depuis 2002, on assiste, médusé, à une éclosion de jeunes chanteuses talentueuses au désespoir affiché. Ne déroge pas à la règle cette charmante Irène R. Tremblay, surnommée Aroah, qui, en espagnol ou en anglais, se met à nu, sobrement, laissant filtrer sa rage au compte-gouttes. Guitares acoustiques ou électriques ainsi que percussions enrobent ces envoûtantes chansons folk que n’auraient pas reniées Cat Power ou Mazzy Star.
En guise de conclusion, elle nous offre un Whiskey bien tassé, râpeux, prolongeant l’ivresse décuplée par la redoutable voix ténébreuse du chanteur de Migala. Splendido !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

 

Mark EITZEL : « The ugly American »
(Thirsty Ear Recordings, USA, 2003)

XE264H

Pour connaître la disponibilité de ce média, cliquez ici : 

Le chanteur aux mille costumes ne peut décemment pas faire des albums sans un minimum de prise de risques !
Après une superlative collection de reprises décalées, il revisite quelques compositions de son groupe culte American Music Club, avec le concours de musiciens grecs, dont le compositeur et producteur talentueux Manolis Famellos ! D’ailleurs enregistrées en Grèce, ces interprétations uniques démontrent encore une fois l’étincelante habilité vocale d’Eitzel et son incroyable et pertinent travail d’écriture, un des plus remarquables actuellement. Nouveau chef-d’œuvre !
(Lionel Charlier, Seraing)

 

Copyright © La Médiathèque, 2004