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Aki ONDA : « Ancient
& Modern » XO321M |
Étranges
soundscapes maintenant entièrement sevrés de la réalité dont ils sont
issus. Manipulations de bandes (collages soniques, inversions, boucles,
superpositions…) d’un enregistreur à cassettes que Aki Onda déclenchait
partout lors de ses voyages (New York, Londres…). Ces souvenirs sonores
sont dissous en molécules à forte teneur musicale.
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Tim HECKER : « Haunt me,
haunt me do it again » XH403P |
La
musique électronique de Tim Hecker est à l’image des ciels qu’il
photographie. Ou plutôt de cette ligne s’étirant de manière plus ou
moins nette et qui sépare le ciel (l’inconnu) et la matière terrestre.
« L’horizon, ce premier littoral pour les hommes et pour les
peintres, une façon de distinguer la forme du fond ». La musique,
une ligne ample et gracieuse aux alentours de laquelle toutes sortes de phénomènes
issus de mondes divers (connus, méconnus, inconnus) viennent exister et
qu’il nous est permis de distinguer plus ou moins. En deux mots :
ambient pas morne.
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310 : « Recessional » XT467H |
Trip
hop, « atmospheric dub songs » ouvertes sur d’autres
horizons tout en évitant les clichés habituels. Qualité des « solutions
soniques » urbaines et du sampling liant le jeu adroit des
instruments.
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VIBRACATHEDRAL ORCHESTRA :
« The queen of guess » XV511C |
Mystic
free psychedelic folk noisy ensemble, vibrant d’électricité et
d’harmonie entre les instruments. Musique collective, tribale de
l’espace, rayonnante d’énergie solaire. On distingue les flûtes,
plusieurs instruments indiens, des percussions diverses, des cordes
sympathiques, quelques voix… Un album plus clair que le précédent, qui
fera planer certains et grincer des dents les autres.
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ROMAN : « 5 minutes to match » XR771B |
Principal
instrument, la voix très équilibrée de Roman. Son chant est d’une
grande clarté, sa voix, jamais criarde, ni approximative, s’impose
naturellement. Il arrange ses propres compositions musicales alternant
entre électronique légère, mais de caractère, et orchestrations
acoustiques soignées (cordes, saxo, guitare…). Le masculin de Bjork,
c’est peut-être lui.
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REACHING QUIET : « In
the shadow of the living room » XR202Z |
On se croirait dans un Beach Boys
hip-hop tourmenté et parodié par un Frank Zappa débordant
d’imagination « freak out ». C’est donc à ça que
Odd Nosdam (XN804G
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Dwayne
SODAHBERK : «Unfortunately »
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Signé
sur Tigerbeat6, Dwayne Sodahberk passe allègrement d’un genre musical
à l’autre. Si l’électronique domine par ses bidouillages aussi
tranchants qu’attachants, il sait aussi nous faire fondre avec quelques
mélodies trip hop sensuelles ou nous assener les riffs de guitare les
plus « sonicyouth » qui soient. On n’en a pas fait le tour
en une fois.
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Asmus
TIETCHENS : « Delta-Menge »
XT504A |
Musique
électronique d’une étonnante clarté, révélant toute la netteté matérielle
de micro-éléments en mouvement. À l’avant-plan, cette espèce de flux
doux et tintant comme un ruisseau aux sonorités imprévisibles. Un flux
que cet aventurier électronicien de longue date s’est amusé à
fractionner et ciseler dans le vif d’un courant minéral virtuel. Une
fluidité caressante, charriant des petits reliefs rythmiques qui viennent
buter sur notre corps immergé. Au-dessus de nos têtes, beaucoup plus
lointain et lent, le mouvement des sphères dans son immuable va-et-vient
capte notre attention engourdie.
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FOG :
«Ether teeth » XF598B |
Chansons
tendres et tragicomiques, en harmonie avec des « petites musiques »
extrêmement poétiques, gentiment bricolées, mi-réelles, mi-rêvées,
avec une bouchée de rock décalé, une pincée de blues, un doigt de
hip-hop, toutes les touches émouvantes d’un piano et une bonne part de
mystère préservé.
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CASIOTONE
FOR THE PAINFULLY ALONE : « Pocket symphonies for lonesome
subway cars » XC148I |
Directement
émouvantes ces « symphonies de poche » chantées dans
leur plus simple appareil électro-synthétique et balancées de chambre
en chambre, dans les bras d’un batteur ou dans les guiboles d’un
violoncelliste. D’autres albums de ce chanteur/bricoleur, pas totalement
solitaire, voguent allègrement en collection rock/pop. Le label Tomlab
est plus que jamais le petit labo du cœur.
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ANIMAL
COLLECTIVE : « Here comes the Indian » XA544P |
L’OVNI
psychédélique pop le plus naturellement délirant qui soit. Joyeuse et
effrayante course folle dans les taillis d’un monde musical vierge et
luxuriant. Aux prises avec une instrumentation sans limites incluant électronique
et chant, nos quatre galopins semblent recréer musicalement le monde
fantastique de leur enfance.
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THE
DECEMBERISTS : « Her majesty »
XD269D |
Dès l’introduction, avec cet
accordéon obsédant et ces arrangements brillants (cuivres, cordes,
percussions, guitares, orgues), ce disque vous happe, pour ne plus vous lâcher !
Festival de mélodies pop joyeusement communicatives, un brin déjantées,
évoquant, pêle-mêle, les Mekons, Zombies, Kinks ou Go-Betweens, cet
album révèle la plume corrosive de Colin Meloy, habile à croquer les émotions,
tout comme ses vocaux passionnés et autoritaires. Une surprise de taille !
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OKKERVIL
RIVER : « Down the river of golden dreams » XO204B |
Lorsque l’on dit de
quelqu’un qu’il chante avec ses tripes, c’est qu’il se jette cœur,
corps et âme dans sa musique. Will Robinson Sheff, leader de ce combo
country/folk/rock, est de ceux-là, combinant qualité d’écriture,
narration poignante et, surtout, connaissant tous les ressorts dramatiques
et les propriétés médicinales de la tristesse. Alors un conseil,
empruntez cette « rivière des rêves dorés », le périple
vaut largement le détour !
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Paula
FRAZER : « A place where I know : 4-track songs 1992-2002 » XF794B
Pour
connaître la disponibilité de ce média, cliquez ici :
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Si le vide laissé par la
disparition de la chanteuse country Patsy Cline vous attriste toujours
autant, ne passez surtout pas à côté de cette voix fantastique que
l’on jurerait sortie d’outre-tombe ! L’ex-Tarnation possède en
effet un organe à faire frémir le plus blasé, qu’elle met au service
de compositions fortes, presque gothiques, comme autant de pages écornées,
suintant la tragédie américaine, passé, présent et avenir. Enregistrés
sans fioritures sur un quatre pistes, avec comme accompagnement une
guitare acoustique taillée dans le bois de rose, cet album, à la magie
renouvelée et à la mélancolie déboussolante, est bien le fruit d’une
artiste majeure ! À (re)découvrir séance tenante !
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BUMCELLO :
« Get me »
XB925F
(O.V.N.I. du rock) |
L’extraordinaire
rythmique qui se cache dans l’ombre de Mathieu Chedid, dit M, pourtant
active dans des courants plus jazz, se dévoile ici dans un set live détonnant,
d’où jaillit une profusion de rythmes, de couleurs riches et contrastées,
aux tonalités sans cesse changeantes. Fuyant les synthèses, métissages
et autres discours rhétoriques, ces deux funambules, ou plutôt
cascadeurs, enchaînent les improvisations à une allure vertigineuse. Au
fil des plages, renaissent les images des « guitars heroes »,
des voix et instrumentistes immortels qui habitent nos esprits. Tout
l’art de titiller la nostalgie sans s’y complaire. Une musique
jouissive qui résiste à l’analyse mais, en plus, ce fantastique feu
d’artifices peu banal nous offre le champagne et nous épargne les
paillettes !
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Joe
STRUMMER & THE MESCALEROS : « Streetcore » XS884E |
Peu
avant sa disparition brutale en décembre 2003, l’ex-leader de Clash
avait terminé l’écriture des ces dix titres, que ses fidèles
Mescaleros ont décidé de publier afin d’honorer sa mémoire. Quelle
tristesse et quelle joie aussi de découvrir des compositions si inspirées,
mélangeant harmonieusement riffs rock, énergie punk et rythmique reggae.
La griffe Strummer est présente, affinée comme jamais, donnant vie à
huit brûlots personnels, dont un Get down Moses, irrésistible ou Long
shadow, très Dylanien, et deux reprises, dont Redemption song
de Marley. Au crépuscule de sa vie, le rockeur était en pleine maturité
artistique, ce qui nous amène à un constat amer : un homme est
parti et personne ne peut prendre sa place !
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THE
POSTAL SERVICE : « Give up » XP732X |
Deuxième
collaboration entre Ben Gibbard (chanteur de
Death Cab For Cutie) et Jimmy Tamborello (aux commandes des groupes Dntel,
Strictly Ballroom et Figurine). On se souvient de leur première rencontre
sur le morceau This is the dream of Evan and Chan tiré de
l’album Life is full of possibilities de Dntel. Ici, il s’agit
d’une collaboration à distance, chacun envoyant son travail à
l’autre par la poste (d’où le nom du groupe). Au final, un CD qui
fleure bon l’électro pop des années 80 à la Human League. Loin d’être
répétitive, entre des plages joyeusement naïves (Sleeping in, Brand
new colony) et des morceaux plus sombres (This place is a prison),
chaque mélodie se glisse de façon insidieuse dans nos oreilles pour
envahir notre esprit qui ne demande qu’une chose, réécouter l’album
encore une fois. Voilà ce que l’on peut appeler une association réussie,
merci la poste ! |
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MICE
PARADE : « Mokoondi » XM516W |
On a déjà retrouvé
Adam Pierce en tant que musicien pour le groupe Him, Mûm et The Dylan
Group. Le voici à la tête de son propre groupe où il joue véritablement
l’homme-orchestre : guitare, percussions, cheng (harpe chinoise),
et le tout dans un joyeux mélange rock easy listening à tendance electro
world jazzy. Un croisement entre Tortoise et Amon Tobin. Si vous aimez
l’exotisme, les albums d’atmosphère légère et éclectique, ce
disque est pour vous. Un vrai régal.
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ATHLETE : « Vehicles
& Animal » XA837T |
Amateurs
du groupe Eels, voici un CD pour vous. Dès les premières notes, et
surtout les premières paroles du chanteur dont la voix est quasi
identique à celle de Mr E, on se dit que celui-ci a retrouvé la joie de
vivre, un sens des mélodies guillerettes, un clavier malicieux, des
paroles réconfortantes et rayonnantes, eh bien non, ce n’est pas lui
mais le groupe Athlete qui nous vient de la banlieue de Londres et qui
nous livre un premier album rock pop très réussi et prometteur. On espère
que ces athlètes-là garderont une forme olympique tout au long de leur
carrière.
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Copyright © La Médiathèque, 2004