LES AMERIQUES
Présences de la clarinette aux USA en dehors des musiques juives.
Les CD suivants, plus anecdotiques, comportent une présence de la clarinette :
A Cuba
En Martinique/Guadeloupe La "biguine" née en Martinique et en Guadeloupe vers 1850, jouée par d’anciens esclaves, est acceptée progressivement par les colons, amateurs de polkas, mazurkas et quadrilles. La clarinette y joue un rôle de soliste, l’orchestre étant, par sa forme, proche de celui qui fait les beaux jours de la Nouvelle-Orléans. Elle est exportée vers la Guyane française au début du XXe siècle. Une de ses grandes figures, le clarinettiste Alexandre Stellio exporte la biguine en France dès 1929. Elle sera en vogue à Paris, à l’exposition coloniale de 1931, et ce jusqu’aux années 50. "On a parfois comparé la musique des Antillais à celle des Créoles de la Nouvelle-Orléans. De fait, il est vrai que des traits communs existent entre la biguine fort en honneur en Guadeloupe et Martinique et le jeu frais, coloré, heureux, sinueux, plus sautillant que franchement swinguant pratiqué par les métis de la Cité du Croissant, dont l’influence fut tellement prépondérante dans la gestation du jazz louisianais". Daniel Nevers, livret du CD : U 0225. Il est sûr en tout cas que biguine et jazz New-Orléans ont mis la clarinette à l’honneur. L’attrait que Paris exerçait à l’époque sur les musiciens a également été prépondérant pour l’expansion de celle-ci vers la France plutôt que vers la Louisiane. Elle n’en a pas moins eu un influence ponctuelle sur certains musiciens de jazz, y compris Louis Armstrong. Sidney Bechet, à ses début, joua avec des musiciens antillais, aux USA et en France. Biguine :
Dans les biguines modernes, la clarinette semble avoir disparu des discographies. A Trinidad Un exemple de l’usage de la clarinette dans le "calypso", avec un enregistrement d'Alan Lomax en 1946, MF7463 Au Brésil La clarinette était déjà présente au Brésil, à la fin du XIXe siècle. Anacleto de Medeiros (1866-1907) a amené les grands orchestres à jouer le "choro" (le choro : "ensemble de musiciens populaires de Rio de Janeiro, qui apparaissent vers les années 1880. Au début, le trio typique consiste en une flûte, une guitare et un cavaquinho. Plus tard, d'autres instruments en font partie. Le répertoire comprend les danses à la mode importées (polka, scottisch, tango, valse) dans une interprétation locale typique : improvisation, modulations rapides et imprévues, et virtuosité instrumentale". Extrait de "Musiques du Brésil" de Gérald Béhague, "Cité de la Musique/Editions Acte Sud", MH0097). Luis Americano (1900-1960) joua beaucoup dans les orchestres de radio et de danse (années 30 à 50) et collabora avec Heitor Villa-Lobos. Pour la discographie, deux interprètes à retenir :
En Colombie La cumbia, très populaire, a utilisé la clarinette. Etant donné l’absence totale d’indications sur les instruments utilisés, dans les livrets, MI5112 pour exemple, d’autres à découvrir... Au Surinam De Nazaten, groupe hollandais (sorte de fanfare), MI7961
|