Festival Fantastique 1999 à La Médiathèque
Science fiction
Fantastique
Titres
Auteurs littéraires
Réalisateurs
Festival 98
La Médiathèque

CD dont le
titre
commence par :

Le cinéma et la littérature de Science-Fiction

Les écrivains : Philip Kindred Dick

Ecrivain américain  (1928-1982)

" Je m’appelle Joe Fernwright, commença-t-il à soliloquer. Je suis le meilleur guérisseur de poteries de la Terre. Moi, Joe Fernwright, je ne suis pas comme les autres hommes. " (Le guérisseur de cathédrales, 1969)…

Philip K. Dick s’est toujours singularisé vis-à-vis de ses confrères de la littérature de SF, ne serait-ce que par sa vision personnelle des choses : " Le monde dont nous faisons l’expérience n’est pas le monde réel, mais autre chose, une semi-réalité, un leurre ". Son œuvre, elle, est pourtant bien réelle, et non des moindres puisque l’on compte plus de 48 romans et 115 nouvelles écrits entre 1951 et 1981. Une telle abondance s’explique entre autres par les nombreux problèmes d’argent auxquels PKD à dû faire face durant toute sa carrière. Les dernières années de sa vie seront consacrées (et sacrifiées) à une quête mystique, clôturant sa carrière par la Trilogie Divine. Certains l’ont taxé de folie et d’autres l’ont considéré comme l’un des génies de la SF

Blade Runner (USA, 1981) de Ridley Scott, VB4050 et VB4052 ; d’après le roman Blade Runner ou Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? ou Robot Blues (Do androids dream of electric sheep ?, 1968)

Pour la petite histoire, PKD refusa de travailler à l’adaptation de son livre. Et fut horrifié quand il lut la première version du scénario. Il ne vit jamais le résultat final puisqu’il mourut d’une hémorragie cérébrale quelques mois avant la sortie du film. Contrairement aux craintes de PKD, le résultat est une réussite totale, marqué par une ambiance futuriste très sombre. Un "blade runner" est un policier tueur de répliquants, qui sont des androïdes. Quatre d’entre eux se promènent en toute illégalité dans la cité. Le Blade Runner Deckard (Harrison Ford) est chargé de les retrouver et de les éliminer.

Il existe deux versions du film. Lors de sa première sortie en 1981, les producteurs ont obligé Ridley Scott à ajouter des voix off dans la scène finale (lorsque Harrison Ford prend l’ascenseur avec sa compagne), imposant une fin optimiste contraire à celle initialement prévue ("le public aime que ça finisse bien"!). En 1997, Ridley Scott ressortira la version d'origine, sans les coupures et sans voix off, laissant une fin en suspens.

Total Recall (USA, 1990) de Paul Verhoeven, VT5270 d’après la nouvelle De mémoire d’homme  (We can remember it for you wholsale, 1966)
Douglas Quaid (alias Arnold Schwarzenegger) veut s’offrir un voyage sur Mars sous forme de rêve, grâce à un implant. Mais sa vie sur Terre n’est-elle pas déjà un rêve ? Une réflexion sur les pièges de la réalité. On regrettera seulement l’habituel happy end tout à fait contraire à l’esprit dickien.

Screamers (Planète hurlante ;USA, 1996) de Christian Duguay, VP3601 ; d’après la nouvelle Deuxième variété (Second Variety,1953)
Les Screamers sont des armes terribles inventées par l’homme. Elles se présentent sous forme de "sphères", des petits robots qui s’attaquent aux ennemis. Mais ces Screamers sont en train d’évoluer. Ils se reproduisent et se transforment, échappant à tout contrôle.

A noter aussi le film Confessions d’un barjo (France, 1991) de Jérôme Boivin, VC7038
adapté du roman (non-SF) du même nom (Confessions of a crap artist, 1959)

Pour les fans de PKD, plusieurs projets de films sont prévus:

"Total Recall II" d’après la nouvelle Minority Report

"A Scanner Darkly" (1998) d’après Substance mort (1977) et réalisé par Emma-Kate Croghan

"Impostor" (1999) réalisé par Gary Fleder

 

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