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La lettre
des Usagers pédagogiques de la Médiathèque
Numéro 2 - Avril 2003 |
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Africalia L'Afrique: bien plus qu'un simple continent. Un immense panorama de peuples, communautés, langues, cultures, et expressions musicales. |
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Une pagaille de musiques en tous sens, essentielles, indispensables; une richesse intarissable qui s'en va sans cesse drainer les musiques du monde, depuis la nuit des temps jusqu'aux musiques les plus urbaines et les plus actuelles. L'Afrique musicale ne se découvre pas en trois écoutes et six CD, elle s'apprend, elle s'apprivoise. Il faut s'y faufiler un beau jour et par un sentier bien choisi et suivre ses coups de coeur, ses émerveillements, pour se rendre compte alors qu'il n'est plus possible de quitter ces pistes sonores tant elles sont attachantes. Quatre brochures disponibles dans les centres de prêt de la Médiathèque 1. L'Afrique du Nord Une présentation des différents types de musique (populaires, savantes, religieuses, régionales, rurales, immigrées, métropolisées, ...), des genres musicaux (le Raï, la musique arabo-andalouse, etc.) et des instruments, illustrés par des discographies. Textes et discographies: |
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L’Afrique est le terrain par excellence des musiques de
la vie, de celles qui ponctuent le quotidien, les saisons, de celles qui
rythment les faits et gestes de chaque famille. C’est le monde des
musiques fonctionnelles, des chants et danses qui tissent, maintiennent,
raffermissent ou défont les liens entre hommes, femmes, enfants, groupes,
comme entre tous ceux-ci et leurs divinités, esprits, terres, ancêtres,
animaux, travaux... L’Afrique est la terre idéale pour qui voudrait découvrir
les musiques rituelles et fonctionnelles, les musiques liées au travail,
les musiques qui marquent les étapes de la vie, de la naissance aux funérailles
en passant par les phases d’initiation, les chants qui font office de
livres d’histoire, ceux qui rendent hommage ou qui critiquent, les
musiques qui ponctuent chasses et pêches, qui accompagnent le calendrier
saisonnier (certaines de ces fonctions sont démontrées sur le CD “Africa
: The Dan” Rounder CD5105, MK8747). Sans oublier pour autant que l’Africain
est capable de chanter ou jouer pour lui seul ou pour un groupe restreint
dans l’intimité d’un contact étroit avec l’instrument et avec la délicate
poésie de la langue et l’importance capitale de ce que Eno Belinga
appelle le verbe (qui se manifeste autant par la parole que par la musique,
le chant ou la danse). Pour approfondir ces sujets et comprendre comment la musique s'insère dans les activités sociales : Etienne Bours, Dictionnaire thématique des musiques du monde, Fayard, Paris, 2002. Quinze cents notices rédigées par le conseiller musical de la Médiathèque qui renseignent aussi bien sur les métiers de la musique (griot, guslar), les formes, les genres (chant, opéra, épopée) que sur les passages de l'existence (naissance, funérailles) ou les moments de la vie économique ou sociale (moissons, enrôlement, recrutement, travail). La sélection discographique qui accompagne chaque notice permet de découvrir la réalité sonore que recouvrent ces notions. |
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PEUPLES ET MUSIQUES : L’AFRIQUE MULTIPLE (Extrait
d'Africalia - 2. L'Afrique occidentale) Bien avant les musiques et les chants des artistes
africains médiatisés aujourd’hui, l’Afrique, quelle qu’elle soit,
a toujours pratiqué un ensemble d’expressions liées au quotidien, aux
saisons, au cycle de la vie et à toutes les manifestations sociales, sacrées,
rituelles et cérémonielles d’une vie en société. Ces musiques ne
peuvent pas, ne doivent pas être oubliées. Elles sont les témoignages
indispensables d’une diversité culturelle d’une extrême richesse.
Elles sont les balises essentielles de l’histoire des musiques, de
toutes les musiques, et de leurs évolutions respectives. Elles sont les
traces de l’inventivité et de la créativité humaines. Comment les
approcher sinon en faisant confiance à une discographie mine de rien écrasante
mais écrasée par le marché du disque de consommation. Pourtant ces
dizaines de disques incroyables, enregistrements de terrain, sont là pour
nous rappeler qu’avant de devenir une mode, les musiques du monde intéressaient
déjà les preneurs de sons, les universitaires, les chercheurs, mais
aussi les producteurs de disques et donc les amateurs de musiques, les
vrais, ceux qui osent prendre le risque d’écouter, d’apprendre et de
comprendre, alimentés par une saine curiosité. Ces disques sont présents dans les collections de la Médiathèque
et s’attachent souvent à présenter les musiques traditionnelles de
peuples précis. Ceux-ci sont plus nombreux qu’on le croit à avoir été
enregistrés et la meilleure façon de s’en rendre compte est d’en
dresser une liste non exhaustive, un peu sommaire sans doute, mais qui a
au moins le mérite d’apporter un éclairage favorable sur cette
diversité de peuples et d’expressions. Les Akan. Les Akan constituent un ensemble de peuples vivant en forêt,
ou en lisière de celle-ci, au Ghana et au sud-est de la Côte-d’Ivoire.
Dans ce dernier pays, ils se divisent en plusieurs groupes parmi lesquels
les Baoulé, tandis qu’au Ghana, ils comprennent notamment les Ashanti
et les Fanti. La plupart de ces peuples connaissent encore la royauté.
Ils vivent de culture et d’élevage. Les Baoulé cultivent notamment
cacao et café. -Rhythms of life, songs of wisdom. Akan music from Ghana (Smithsonian
Folkways SFCD40463) ML1036 -Côte-d’Ivoire. Musique vocale Baoulé (Auvidis Unesco
D8048) MK8741 -Côte-d’Ivoire. Baoulé (Philips Prophet 4644912) MK8754 -Music of the Ashanti of Ghana (Folkways F-4240) ML1032 -Traditional women’s music from Ghana (Folkways F-4257)
ML1065 Les Dagomba. Les Dagomba ou Dagbamba vivent au nord du Ghana dans une
zone de savane où ils sont essentiellement fermiers. Leur musique est
centrée sur un rôle social important accordé aux ensembles de
percussions d’une complexité rythmique étonnante. Ce sont des
musiques qui rendent hommage à diverses personnes, en général de grands
noms de l'histoire du peuple. Ces musiques se jouent sur un ensemble de
tambours d'appels (lunga) de tailles diverses et sur des tambours basse (gungon).
Des variantes existent, hiérarchiquement moins importantes que les jeux
de tambours mais exerçant la même fonction sociale; il s’agit alors de
jeu de vièle à une corde pour accompagner des chants de louanges ou des
proverbes et conseils. -Music of the Dagomba from
Ghana (Folkways F-4324) ML1033 -Traditional women’s music
from Ghana (Folkways F-4257) ML1065 -Master drummers of Dagbon Vol.1 & et Vol.2 (Rounder
CD5016 et CD5046) ML1740 et ML1741 -Master fiddlers of Dagbon (Rounder 5086) ML1745 Les Dan. Les Dan sont des agriculteurs et éleveurs du centre-ouest
de la Côte d’Ivoire, du Liberia et de Guinée. Ils font partie de la
branche sud des Mandingues, au même titre que les Gouro. Leur société
est riche en traditions musicales fonctionnelles. Parmi celles-ci, les
pratiques liées à la sortie des masques sont de grande importance. -Côte-d’Ivoire. Masques Dan (Ocora C580048) MK8744 -Anthology of world music. Africa. The Dan (Rounder CD5105)
MK8747 Les Diola. Les Diola sont agriculteurs, éleveurs et pêcheurs des
rives du Casamance au sud du Sénégal. Leurs musiques sont directement liées
à cette vie sur la terre. Ils connaissent de grands rituels de fécondité
en relation directe avec les récoltes. -Sénégal.
Bassari, Diola (Philips Prophet 538713-2)
MM1044 -Music of the Diola-Fogny of the Casamance, Sénégal (Folkways
F-4323) MM1040 Les Dogons. Les Dogons vivent au sud du Mali, en zone sahélienne.
Agriculteurs, ils vivent sous l’autorité d’un chef politique et
religieux. Leur vie est encore très ritualisée et la société des
masques joue un rôle important dans la socialisation du sacré, notamment
lors des cérémonies funéraires. Le dama se tient tous les deux ou trois ans, lorsque
plusieurs personnes sont mortes. Il sert à faciliter le départ des âmes.
Toute une série de masques interviennent avec chacun sa symbolique et sa
chorégraphie parfois très acrobatique. Ils sont accompagnés de voix et
de percussions (tambours cylindriques et tambours d’aisselles). Le
rythme est différent pour chacun des masques représentant des animaux,
des personnages ou des manifestations des esprits ou du cosmos. Les Dogons pratiquent également
un long rite de plusieurs jours, le bulu, lié au cycle agraire. Les
cultivateurs reçoivent des dons symboliques, des épis, qui représentent
les forces du mil, indispensables aux futurs semis et récoltes. On joue
alors tambours, sifflets et flûtes, on chante et on danse. -Mali. Les Dogon. Musique des masques et des funérailles
(Inédit W260089) ML5832 -Cérémonies rituelles des
Dogon (Peoples CD-807) ML5825 -Mali. Musiques et chants
des Dogon (Buda 92667-2) ML5827 Les Ewé. Les Ewé (ou Evhé) vivent au Togo, Ghana, Bénin et
Nigeria. Ils sont cultivateurs, artisans, pêcheurs. Ils ont beaucoup vécu
du commerce du sel (qu’ils extraient eux-mêmes) et de celui des
esclaves. Ils ont des croyances proches de celles des Yoruba avec des
cultes rendus aux divinités comme dans le vodun. -Ewe music from Ghana (Folkways F-4222) ML1030 -Songs of war and death from the slave coast. Part one
& Part two (Folkways F-4258 & F-4259) MJ0059 et MJ0058 Les Fon. Les Fon sont des cultivateurs du sud du Bénin et du Togo.
Ils se divisent en plusieurs sous-groupes parmi lesquels les Mahi. Les Fon
proprement dits sont assez proches des Yoruba, notamment par la pratique
du culte vodun. Voir texte "Le Nigeria, le Bénin et les
Yoruba". -Bénin. Mahi (Philips Prophet 464489-2) MK4045 Les Gan. Au sud du Burkina Faso,
vivent les Gan ou Kaaba, population venue du Ghana il y a plusieurs siècles
et réduite aujourd'hui à quelque 10.000 personnes. Organisés autour
d’une royauté et des activités, ils pratiquent culture et élevage
dans une zone de savane arborée. Leurs musiques sont extrêmement riches,
aussi diversifiées que le sont leurs activités. On y entend de
nombreuses polyphonies vocales et un riche instrumentarium parmi lequel
des tambours parlants. Ces traditions et leurs évolutions les plus récentes
ont été très bien documentées par Patrick Kersalé dans deux disques
qui méritent une attention particulière. -Burkina
Faso. Anthologie de
la musique gan (Buda 92709-2) MK4545 -Burkina
Faso. Harpes du
soir (Peoples PEOCD-1043) MK4548 Les Haoussa. Les Haoussa sont un des
principaux peuples du Nigeria. Ils vivent également au Niger. Leurs
occupations sont partagées entre agriculture et élevage dans les savanes
et plaines et artisanat ou commerce dans les villes. Ils connaissent également
la fonction de griot. -Niger. Haoussa, Songhay,
Zarma (Philips Prophet 538715-2) ML7923 -Nigeria. Griots Haussa
(Philips Prophet 468450-2) ML8046 -Anthologie de la musique du
Niger (Ocora C559056) ML7920 Les Kpelle. Les Kpelle qui parlent une
langue mandingue vivent essentiellement au Liberia. Une partie d’entre
eux, les Guerzé habitent les forêts entre la Guinée, la Côte-d’Ivoire
et le Liberia. Ils vivent essentiellement de cultures et cueillette. Ils
pratiquent de riches polyphonies chantées notamment à l’occasion de
rituels très complexes. -Guinée. Musiques des
Kpelle (Inédit W260086) ML2026 -Music of the Kpelle of
Liberia (Folkways F-4385) ML4640 Les Kru. Le terme Kru désigne les
Krumen, habitants des régions côtières de Côte-d’Ivoire, mais aussi
un ensemble de populations de la Côte-d’Ivoire et du Liberia, parmi
lesquels, notamment, les Kru du Liberia, les Guéré ou Wé de Côte-d’Ivoire
et les Bété du même pays. -Côte-d’Ivoire. Musique
des Wé (Chant du Monde CNR2741105) MK8750 Les Lobi. Les Lobi vivent au nord-ouest de la Côte-d’Ivoire et au
sud-ouest du Burkina Faso, en région de savane. Ils sont originaires du
Ghana et vivent essentiellement d’agriculture. Le culte des ancêtres
est essentiel et les funérailles sont des événements particulièrement
importants, ritualisés en deux phases appelées premières et secondes
funérailles. Les xylophones sont systématiquement joués à ces cérémonies.
Les musiciens sont des personnes initiées, respectées, détenant un
pouvoir quasi mythique. Aux funérailles, les formules rythmiques sont jouées
au tambour bembe et le xylophone joue des motifs polyphoniques tandis que
le musicien chante des références au quotidien ou à la vie du défunt.
Parfois, il traduit en musique, via le xylophone, ce qu’un proche du défunt
vient dire devant le musicien. Ce jeu de xylophone et les musiques funéraires
ont inspiré certains musiciens occidentaux qui se sont rendus en Afrique
pour apprendre auprès de maîtres Lobi. Ce fut le cas du percussionniste
suédois Bengt Berger qui étudia avec Kakraba Lobi. -Burkina
Faso. Pays Lobi. Xylophone de funérailles (Ocora
C560148) MK4547 -Afrique. Jeux et rites des Lobi (Arion ARN64341) MJ0064 -Burkina
Faso. Bisa, Gan, Lobi, Mossi (Philips Prophet
538720-2) MK4546 -Kakraba Lobi. Song of Legaa (Lyrichord LYRCD7450) ML1702 -Kakraba Lobi. (Victor VDP1099) ML1700 -Bengt Berger. Bitter funeral beer band (ECM 2301179)
UB4000 Les Mandingues. Les Mandingues sont un ensemble de populations, estimées
à plus de quinze millions, vivant essentiellement au Mali, en Gambie, au
Sénégal, en Côte-d’Ivoire, en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.
On les appelle Malinké en Côte-d’Ivoire et en Guinée, Mandinka ou
Maninka au Mali, Mendé en Sierra Leone, Mandingo au Sénégal. De
nombreuses branches portent des noms différents, comme par exemple les
Vai au Liberia. -Music of the Vai of Liberia (Folkways F-4388) ML4641 -Music of Sierra Leone. Kono Mende farmer’s songs (Folkways
F-4330) MM3070 -Music of the Mende of Sierra Leone (Folkways F-4322)
MM3071 -Guinée. Musique des Malinké (Chant du Monde/CNRS
CNR2741112) ML2027 -Mali. Musique Bambara du Baninko (AIMP VDE-Gallo CD-980)
ML5831 -Donfoli – Play the music. Bamana and Bozo songs from
Kirango (Pan Records 4010KCD) ML5830 -Mali. Cordes anciennes (Buda 1977822) ML5859 Voir les textes principaux pour de nombreux autres disques. Les Maures. Les Maures vivent au Mali, en Mauritanie et dans le
Sahara-Occidental. Ils sont éleveurs nomades vivant dans le Sahara et le
Sahel occidental et central. Voir le chapitre sur la Mauritanie. Les Peul. Les Peul ou Fulbe vivent en zone de savane dans tous les
pays d’Afrique de l’Ouest. Ils se divisent en quatre clans et en de
nombreux sous-groupes. Certains sont citadins tandis que d’autres
continuent de nomader avec leurs troupeaux. Les musiques de ces derniers
ont encore des liens étroits avec cette vie d’éleveur. Au
Burkina Faso, ils chantent le doohi, sorte de chant social, collectif,
bourdonnant et guttural, réparti en deux groupes formant deux voix qui émettent
des sons sans signification. Il s’agit d’une musique de divertissement
à laquelle prend part tout adolescent qui le désire dès la mue vocale.
Etant une technique d’endurance et de puissance, le doohi apparaît dès
lors comme une épreuve de virilité liée au cycle de la vie des
pasteurs. Ces sons répétés viennent sans doute d’imitations des
animaux avec lesquels ils vivent en symbiose, soit les boeufs, soit les
crapauds vivant autour des points d’eau. Les
Peul Wodaabe ou Bororo, quant à eux, connaissent encore des
rassemblements annuels où se célèbrent divers événements, tels que
mariages, naissances et initiations. A cette occasion, les hommes se
maquillent et se parent pour rivaliser de beauté. Ils pratiquent ensuite,
plusieurs nuits d'affilée, différentes danses en ligne, sur un seul
rang. Ils roulent les yeux et les écarquillent, ils montrent leurs dents
blanches et tournent la tête en tous sens en offrant de larges sourires.
Ils ondulent légèrement, s'avancent l'un après l'autre, font tinter les
clochettes fixées à leurs chevilles, le but étant de se mettre en
valeur, pour que les femmes présentes dans l'assemblée choisissent les
plus beaux d'entre eux. C'est un système complexe et propre aux Wodaabe,
leur permettant des liaisons libres et exogames suite à ces danses, système
destiné à maintenir l'unification tribale. -Burkina
Faso. La voix des Peuls
(Chant du Monde/CNRS CNR2741079) MK4542 -Niger. Peuls Wodaabe. Chants du
worso. (Inédit W260081) ML7864 -Nomades
du désert. Les Peuhls du Niger (Playa Sound PS65009) ML7861 -Jeux
de flûtes des bergers peuhls (Peoples PEOCD844) ML5826 -African
flutes (Folkways F-4230) ML0530 Voir également le corps du texte pour les relations entre
musiques peul et mandingue et la chanson actuelle. Les Songhaï. Eleveurs, agriculteurs et pêcheurs, les Songhaï vivent au
Mali et au Niger. Leur société actuelle doit beaucoup aux nombreux métissages
de peuples et de cultures qui ont contribué à la façonner. Les musiques
demeurent essentielles et les griots jouent leur rôle. -Niger. Haoussa, Songhay, Zarma (Philips Prophet 538715-2)
ML7923 -Niger. Epopées zarma et songhay. Jibo Baje (Ocora
C560127) ML7935 Les Touareg. On a vu dans la publication «Africalia I. L’Afrique du
Nord» que les Touareg sont déjà présents sur les territoires d’Algérie
et de Libye. Ils sont également nombreux au Niger et au Mali, pays
qu’ils ont parfois dû fuir suite à de violentes répressions après
leurs revendications autonomistes ou simplement humaines. Ils sont encore éleveurs nomades, issus de populations
berbères venues vers le Sahara au départ du Maroc et de la Libye. La femme joue un rôle
important au sein des expressions musicales touarègues. Elle chante, joue
le tambour tindé et la vièle monocorde imzad. Celle-ci accompagne une poésie
chantée qui ne porte pas de nom précis commun aux différents groupes
touaregs (on dit parfois tesâwit dans les régions du sud). Souvent, la
musicienne accompagne de son jeu le chant d’un homme. Elle peut aussi
jouer la mélodie en solo ou encore chanter elle-même. Elle peut encore
composer ou improviser de nouvelles pièces accompagnées des battements
de mains de l’assistance. On connaît peu de joueuses d’imzad
aujourd’hui. Le
tindé est un mortier à piler le grain. Lorsqu’il est couvert d'une
peau de chèvre, il peut servir de percussion. Il accompagne un genre
musical touareg appelé aussi tindé. Le tindé est chant, danse et
rassemblement à dimension musicale. Il est exécuté par une soliste qui
chante une forme poétique traitant des héros, de hauts faits de guerre,
de la valeur des femmes. Parfois, il s’agit de chants de séduction et
d'envoûtement exécutés pendant les parades des chameaux qui tournent
autour des femmes exécutant le tindé. Un choeur d'hommes et de femmes répond
à la soliste et frappe des mains. Le tindé anime de grands
rassemblements, la parade de chameaux ou les réunions de séduction. Le
tindé nomnas est constitué de chants de louanges essentiellement; le
tindé n'gouma est lié à la possession, il comprend des chants
d'exorcisme. Les hommes jouent le
teherdent, un luth à trois cordes qui est l'instrument des griots
aggouten, poètes et conteurs. Teherdent est aujourd'hui l'appellation
d'un style de chant masculin très répandu dans les régions touarègues
du sud mais également en Algérie. Le chanteur s'accompagne sur ce luth
(parfois à la guitare depuis peu) auquel se joignent les battements de
mains de l'assistance. Le teherdent est un genre qui s'est urbanisé. On y
chante encore l'histoire, les héros du passé et leurs combats, mais
aussi le présent, l'exil, les changements de société. -Touareg du Mali (Philips
Prophet 464488-2) ML5833 -Tartit. Amazagh (Fonti
Musicali fmd210) ML6890 et Ichichila (Network 36584) ML6891 -Imzad du Tassili N’Ajjer
(Al Sur ALCD122) MJ1533 (Algérie) -Ikewan.Tuareg memories
(Long Distance 3020172) MJ1538 (Algérie) -Hoggar.
Musique des Touareg. (Chant du Monde LDX274974) MJ1535 (Algérie) -Touareg,
Vol.II. Tindé du Tassili N'Ajjer (Al Sur ALCD123) MJ1534 (Algérie) -Anthologie
de la musique du Niger (Ocora C559056) ML7920 Les Senoufo. Les Senoufo vivent essentiellement d’agriculture sur des
territoires répartis entre le Mali, le Burkina Faso et le Ghana. Ils sont
divisés en nombreux sous-groupes, parmi lesquels les Fodonon qui ont un ensemble très complexe de musiques liées
aux funérailles et comprenant divers types d’expressions parmi
lesquelles musiques et danses de masques jouent un rôle essentiel.
Ceux-ci sont liés aux sociétés secrètes et ont des rôles précis
variant selon le type de funérailles (homme ou femme). -Côte-d’Ivoire. Veillée funéraire Sénoufo-Fodonon (Auvidis
Unesco D8203) MK8743 -Côte-d’Ivoire, Sénoufo.
Musiques des funérailles Fodonon (Chant du Monde/CNRS CNR274838) MK8742 Les Wolof. Peuple de Gambie et du Sénégal, les Wolof vivent en zone
sahélo-soudanienne et s’adonnent à l’agriculture, l’élevage et la
pêche. Leur langue est la langue nationale du Sénégal. Ils connaissent
les castes de griots (gewel) et des jeux de percussions importants. -Tabala wolof. Sufi drumming of Senegal (Village Pulse
VP-1002) MM1136 et MM1480 -Sabar wolof. Dance drumming of Senegal (Village Pulse
VP-1003) MM1137 et MM1603 -Wolof music of Senegal and the Gambia (Folkways F-4462)
MM1045 Les Yoruba. Voir le texte: «Le Nigeria,
le Bénin et les Yoruba». BIBLIOGRAPHIE. The New Grove. Dictionary of Music & Musicians. Edited
by Stanley Sadie. Dictionnaire des Peuples. Sociétés d’Afrique, d’Amérique,
d’Asie et d’Océanie. Guide Totem. Les musiques du monde. Sous la direction de
François Bensignor.Larousse. Paris. 2002. Francis
Bebey. Musique de l'Afrique, Horizons de France. 1969. (épuisé). Eno-Belinga. Littérature et musique populaire en Afrique
noire., Editions Cujas. 1965. Etienne
Bours. Dictionnaire thématique des musiques du
monde, Fayard. Paris. 2002. Monique
Brandily. Introduction aux musiques africaines. Cité
de la musique/Actes sud. Arles. 1997. (avec un CD). Eric Charry. Mande music. Traditional and modern music of
the Maninka and Mandinka of Western Africa, The University of Chicago Press. Chicago and London. 2000. Samuel Charters. The roots of the blues. An African search.
Quartet Books. London. 1982. Banning Eyre. In griot time. An american guitarist in Mali.
Temple University Press. Philadelphia. 2000. Gerhard Kubik. Africa and the blues, University Press of Mississippi. Jackson. 1999. Henri Lecomte. Guide des meilleures musiques du monde en CD,
Bleu Nuit éditeur. Paris. 2001. Véronique Mortaigne. Cesaria Evora. La voix du Cap-Vert, Actes Sud. Arles. 1997. E. Nago Seck et Sylvie Clerfeuille. Les musiciens du beat
africain, Bordas. Paris. 1993. Chris Stapleton & Chris May. African all stars. The pop
music of a continent, Paladin. London. 1989. Frank Tenaille. Le swing du caméléon. Musiques et
chansons africaines 1950-2000, Actes Sud. Arles. 2000. Christopher Alan Waterman. Juju. A social history and
ethnography of an African popular music, University of Chicago Press. 1990. |
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Musiques
du monde, produits de consommation ?
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